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Nicolas Sarkozy : “Mayotte, c’est la France !”

Le chef de l’Etat a prononcé un discours fort en symboles, où il a également énuméré de multiples mesures pour le développement économique et social de Mayotte. Nicolas Sarkozy a “dit la vérité. C’est un pacte, il y a des droits et des devoirs”, sur la route vers la départementalisation.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 18 janvier 2010 à 16H49

Même si à Mayotte, Nicolas Sarkozy jouait sur du velours, le président de la République a posé un cadre clair, précis et rigoureux, pour le développement économique et social de l’île, et son affirmation en tant que département français.

Tout au long de son discours, Nicolas Sarkozy a su ébranler tout à tour, la volonté de Mayotte d’appartenir à la France, et cette nécessité pour son développement.

“Mayotte, référendum après référendum, a marqué son attachement indéfectible à la France. Lorsque je suis arrivé sur la place du marché, j’ai serré des mains, j’ai ressenti cette ferveur dans vos cœurs, cette volonté de rester Français. Vous êtes Français depuis 1841, bien longtemps avant Nice et La Savoie. Mayotte, c’est la France ! Mayotte est française, et elle le restera”.

Une ligne rouge : l'indépendance

Nicolas Sarkozy a déclenché les applaudissements et l’approbation des Mahorais présents sur la place du marché, surtout lorsqu’il a parlé de départementalisation.

“Cette départementalisation, je vous l’ai promise. Cette promesse, j’avais le devoir moral de la tenir. Mais cette voie que vous avez choisie, demande plus de confiance, plus de responsabilité, avec une seule ligne rouge que je ne franchirai jamais, l’indépendance. Tant que je serai président je ne laisserai à personne le droit de décider qui serait Français et qui ne le serait pas”.

“C’est un pacte avec des droits et des devoirs"

Le chef de l’Etat a indiqué à plusieurs reprises que “c’est un pacte avec des droits et des devoirs, une nouvelle fiscalité, l’égalité homme – femme…” Parmi les droits, il y a les mesures annoncées tout à l’heure par Nicolas Sarkozy. “Il y aura des changements avant 2011. La nomination d’un préfet à la cohésion sociale permettra de conduire la politique déterminée par les élus mahorais et le gouvernement”.

Revalorisation du minimum vieillesse (à hauteur du Smic mahorais), et allocation adulte handicapé, aménagement de l’aéroport de Pamandzi pour accueillir au plus tôt des Boeing 777, allongement de la piste aéroportuaire de Pamandzi pour 2015, augmentation de 50 % des crédits pour les équipements scolaires, ouverture d’une antenne universitaire pour Bac + 2, dix chaînes de la TNT “dès cette année”…

Plusieurs enveloppes ont déjà été allouées ou seront allouées à des projets structurants : 156 millions d’euros pour le centre hospitalier de Mamoudzou, 100 millions pour l’assainissement des eaux usées, Nicolas Sarkozy a signé aujourd’hui même le décret instituant le Parc marin de Mayotte, cinq millions d’euros pour la filière aquacole... Sur ce dernier point, le président de la République souhaite une mise aux normes de sécurité des bateaux avant l’extension de la zone de pêche.

“Un habitant de Mayotte sur trois est en situation irrégulière"

Pour le chef de l’Etat, la voie de la départementalisation et du développement économique, est étroitement liée à une politique sécuritaire et une immigration clandestine contrôlée. “Un habitant de Mayotte sur trois est en situation irrégulière. Il y a 15.000 travailleurs en situation irrégulière. Les services de l’Etat ont arrêté 20 fois plus de passeurs qu’en 2002”.

Sur ce point, l’Etat va poursuivre sa politique de lutte, les forces de l’ordre disposent désormais d’un hélicoptère, un quatrième radar est également prévu et l’effectif de la police a été multiplié par 12 depuis 2002…

Nicolas Sarkozy a redit qu’il ne voulait voir “quelques personnes isolées s’en prendre aux symboles de l’Etat. Les auteurs des exactions de l’année dernière, quels que soient leur rang et leur responsabilité, seront recherchés et jugés. La France, c’est le dialogue pas l’affrontement, l’élection pas la loi du plus fort”, a insisté Nicolas Sarkozy.

 

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