Nicolas Sarkozy fixé ce jeudi 25 septembre dans l’affaire des financements libyens

Le sort judiciaire de Nicolas Sarkozy se joue ce jeudi à Paris. L’ex-président risque jusqu’à sept ans de prison dans l’affaire des financements libyens, un dossier explosif instruit depuis plus de dix ans.
Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre son jugement ce jeudi dans l’affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007. Après trois mois d’audience, l’ancien chef de l’État, aujourd’hui âgé de 70 ans, risque une lourde peine de prison.
Le parquet national financier (PNF) avait requis fin mars sept ans de prison ferme, 300.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité contre lui, estimant qu’il avait conclu un pacte de corruption avec Mouammar Kadhafi.
Un procès hors norme
Aux côtés de Nicolas Sarkozy comparaissaient plusieurs proches, dont Claude Guéant et Brice Hortefeux, ainsi que des intermédiaires et des hommes d’affaires. Tous étaient soupçonnés d’avoir participé à la mise en place de circuits financiers occultes en provenance de la Libye.
La mort au Liban, mardi, de Ziad Takieddine, intermédiaire clé du dossier, n’a pas modifié le calendrier du jugement, qui doit être lu à partir de 10 heures heure de Paris et devrait durer plusieurs heures.
Une étape dans un feuilleton judiciaire
Déjà condamné à un an de prison ferme dans l’affaire dite des écoutes, Nicolas Sarkozy a dû porter un bracelet électronique début 2024. Le 8 octobre prochain, la Cour de cassation examinera par ailleurs son pourvoi dans l’affaire Bygmalion, relative au financement de sa campagne présidentielle de 2012.
Qu’il soit condamné ou relaxé, le jugement de ce jeudi marquera une étape cruciale dans le long feuilleton judiciaire de l’ancien président.


