Municipales : Bruno Retailleau mobilise Les Républicains à La Réunion

Le président du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, est arrivé ce lundi 9 mars à La Réunion pour une courte visite dans l’île. Avant de se rendre à Mayotte les mardi 10 et mercredi 11 mars, l’ancien ministre de l’Intérieur a entamé son déplacement par une matinée à Saint-Denis, mêlant visite de terrain et séquence politique en vue des prochaines élections municipales.
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Au programme : un passage par le traditionnel Petit-Marché de Saint-Denis, étape quasi incontournable pour les responsables politiques nationaux en déplacement dans l’île, puis un point presse au Moufia à la permanence de René-Paul Victoria, candidat LR dans le chef-lieu.
Soutien affiché aux candidats investis LR
Officiellement centré sur plusieurs visites de terrain, ce déplacement doit aussi permettre au président des Républicains de faire un point sur l’organisation du parti à La Réunion et d’apporter son soutien aux candidats investis pour les municipales de 2026, notamment René-Paul Victoria à Saint-Denis et Cyrille Melchior à Saint-Paul.
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Lors de son intervention devant la presse, Bruno Retailleau a salué l’initiative de l’ancien maire de Saint-Denis, mettant en avant sa volonté d’impliquer davantage la jeunesse dans la vie publique. "Je suis venu soutenir René-Paul, qui a une initiative extraordinaire : bien peu d’hommes et de femmes politiques songent à créer autour d’eux un élan de jeunesse. Si l’on veut penser à la France de demain, il faut penser à notre jeunesse et lui permettre de s’engager", a déclaré le président des Républicains.
Pour l’élu vendéen, les élections municipales restent l’un des scrutins les plus importants de la vie politique française. "Les municipales sont des élections locales, mais avec la présidentielle, ce sont sans doute les plus importantes. Les Français ont confiance en leur maire. La commune, c’est la République du quotidien et la démocratie du circuit court", a-t-il affirmé.
Vie chère, logement et sécurité au cœur des préoccupations
Au cours de son intervention, Bruno Retailleau a également évoqué plusieurs sujets majeurs pour l’île, notamment la vie chère, l’accès au logement ou encore l’emploi des jeunes. Il a notamment rappelé que les enjeux d’égalité entre l’Hexagone et les territoires ultramarins restent au cœur de l’histoire de la départementalisation de La Réunion, dont l’anniversaire sera célébré le 19 mars.
Mais c’est surtout la question de la sécurité qui, selon lui, s’impose désormais comme une priorité dans les campagnes municipales. "Partout en France, dans les grandes villes comme dans les villages, la sécurité est devenue la priorité numéro un pour ces élections. Il n’y a pas de fatalité : lorsque les forces de l’État et les polices municipales travaillent ensemble, les résultats sont là", a-t-il estimé.
L’ancien ministre de l’Intérieur a également insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre l’État et les communes, tout en plaidant pour des politiques locales plus fermes en matière de sécurité. Il en a profité pour pointer la responsabilité de certaines politiques locales dans la gestion de la sécurité. "Sur les dix premières villes les moins sûres de France, neuf sont gouvernées par la gauche. La gauche a un problème avec la sécurité, cela manque de fermeté", a-t-il affirmé, plaidant notamment pour le développement de polices municipales armées et de dispositifs de vidéoprotection.
Dans la continuité de ce discours, Bruno Retailleau a aussi évoqué la question migratoire, estimant que la maîtrise des flux migratoires constitue un enjeu de sécurité. "Il faut aussi maîtriser l’immigration, ici comme ailleurs. Quand l’immigration n’est pas contrôlée, elle peut être un facteur d’insécurité. Nous sommes une République et les lois doivent s’appliquer aux Français comme aux étrangers", a-t-il déclaré.
Pas d’accord national avec le Rassemblement national
Interrogé sur la possibilité d’une alliance avec le Rassemblement national au second tour des municipales à Saint-Denis comme ailleurs, Bruno Retailleau a tenu à rappeler la position de son parti. "Je n’aime pas parler du deuxième tour avant le premier. Mais il n’y a pas d’accord national avec le Rassemblement national. Je n’ai jamais cru à l’union des droites par les appareils, parce que nous n’avons pas les mêmes convictions", a-t-il assuré.
Le président des Républicains a toutefois affirmé ne pas vouloir "ostraciser" les électeurs du RN, estimant qu’une partie d’entre eux provenait historiquement de l’électorat de la droite traditionnelle.
Une visite avant un déplacement à Mayotte
Après cette étape à Saint-Denis, Bruno Retailleau doit poursuivre son déplacement dans l’île avec une visite prévue dans l’après-midi à Saint-Paul afin d’apporter son soutien à Cyrille Melchior, également investi par Les Républicains pour les prochaines élections municipales.
Le président des LR doit ensuite se rendre à Mayotte les mardi 10 et mercredi 11 mars, territoire confronté à de fortes tensions sécuritaires et migratoires.
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Ce déplacement s’inscrit dans une tournée nationale engagée par Bruno Retailleau à l’approche des municipales de 2026, mais aussi dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, pour laquelle il s’est déjà déclaré candidat.









