Municipales 2026 : Eddy Adekalom veut tourner la page Gironcel à Sainte-Suzanne

À 59 ans, Eddy Adekalom brigue une nouvelle fois la mairie de Sainte-Suzanne. Après avoir connu l’opposition puis la majorité municipale, l’ancien adjoint se présente avec un programme qu’il veut "de vérité".
À Sainte-Suzanne, Eddy Adekalom brigue à nouveau le fauteuil de maire en 2026. L’ancien élu met en avant un parcours marqué par l’action culturelle et sociale, et propose un projet qu’il présente comme adapté aux besoins actuels de la population.
Un parcours entre opposition et majorité municipale
Né et élevé à Sainte-Suzanne, Eddy Adekalom revendique son ancrage local. Directeur commercial pendant plus de trente ans dans une chaîne d’ameublement, il s’est ensuite tourné vers la formation professionnelle indépendante. En parallèle, il s’est engagé en politique dès l’âge de 17 ans, d’abord dans l’opposition municipale de 2001 à 2012, puis au sein de la majorité à partir de 2012 sous la bannière du mouvement PACTE. Il a été successivement adjoint à la politique de la ville, aux finances et à la culture. "J’ai pratiqué les deux faces de la vie d’un conseil municipal", souligne-t-il, mettant en avant une expérience autant dans l’opposition que dans l’exécutif.
Durant son passage à la mairie, il revendique plusieurs réalisations, comme la relance de la Fête de la vanille en 2012, l’instauration du Nouvel an tamoul au Bocage ou encore des animations de quartier régulières. Il met également en avant son rôle dans la remise du "Permis Piéton" aux écoliers, la réhabilitation de logements sociaux, la valorisation de la Fête des voisins et l’amélioration des infrastructures, de l’éclairage public à l’assainissement.
Santé et bien-être au cœur du projet 2026
Mais il insiste aussi sur les problèmes laissés sans solution par les édiles. Sur l’éclairage public, il rappelle que les habitants de Bagatelle et de la Renaissance étaient régulièrement plongés dans le noir en période de pluie, faute d’investissement. "Et dire que le SIDELEC se trouve à Sainte-Suzanne ! Qui en était le directeur ?", lance-t-il, visant sans le nommer Maurice Gironcel, président du syndicat et maire actuel. Même constat sur l’assainissement à Quartier Français, où il dit avoir dû intervenir dès 2012 pour faire transférer les compétences à la CINOR, après des années de blocage. "J’ai tiré de ce parcours une grande expérience, mais surtout la conviction qu’on ne peut plus laisser perdurer une gestion négligente", affirme-t-il.
Pour 2026, son programme s’articule autour de plusieurs axes. Sur le volet santé, il propose la création d’une maison de santé pluriprofessionnelle au centre-ville afin de répondre au départ en retraite de plusieurs praticiens et d’améliorer l’accès aux soins. En matière de proximité, il souhaite implanter un village intergénérationnel de 40 places à Bagatelle, pensé comme une alternative aux EHPAD. Les maisons de quartier de la Marine et de la Renaissance devraient aussi être redynamisées.
La transparence budgétaire comme promesse phare
Sur le plan économique et de l’emploi, il ambitionne de requalifier la zone d’activité de Commune Bègue, de renforcer la mobilité douce et de moderniser les services aux entreprises pour attirer de nouveaux acteurs. Enfin, il insiste sur la nécessité d’une gestion budgétaire maîtrisée, avec un plan pluriannuel d’investissements, une mutualisation des financements et une totale transparence. "Ma conviction profonde, c’est que Sainte-Suzanne doit mieux faire. Je propose une ville capable de reprendre en main sa gestion, avec un budget équilibré et une transparence totale", assure-t-il.
Soutenu par une équipe "composée de femmes et d’hommes issus de tous horizons", Eddy Adekalom se dit prêt à relever les défis. Après plusieurs tentatives infructueuses, il espère que 2026 sera enfin la bonne.


