Monique Orphé condamne la tentative de féminicide et le vandalisme d'un réfectoire survenus à Saint-Denis ces derniers jours

Deux faits divers survenus ces derniers jours à Saint-Denis provoquent la colère et l’inquiétude de la conseillère départementale Monique Orphé. La 6ème adjointe au maire appelle les autorités comme la population à ne « pas banaliser » la montée des violences sur le territoire. L’élue réagit à la fois au saccage du réfectoire du collège Les Deux Canons et à la tentative de féminicide perpétrée au Bas-de-la-Rivière.
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Dimanche soir, le réfectoire du collège Les Deux Canons a été vandalisé par quatre individus, causant d'importants dégâts dans cet établissement classé en REP+ et fréquenté par plus d’un millier d’élèves. Pour Monique Orphé, cet acte dépasse largement le cadre d’un « simple » vandalisme. « S’attaquer à un réfectoire scolaire, c’est s’attaquer à nos enfants », dénonce-t-elle, rappelant que de nombreux collégiens dépendent de la demi-pension pour bénéficier d’un repas complet et équilibré. « Cet acte n’est pas un "simple" vandalisme. C’est une violence absurde, gratuite, qui met en péril la scolarité, le bien-être et la dignité des élèves, des parents et du personnel qui se dévoue sans relâche pour maintenir un cadre éducatif solide malgré les difficultés sociales », écrit-elle.
L’élue demande une enquête rapide pour identifier les responsables. Elle appelle également au renforcement de la sécurité autour des établissements pour garantir un cadre d’apprentissage sûr et stable.
"La nécessité d’une vigilance collective"
Quelques jours plus tôt, au Bas-de-la-Rivière, une jeune femme avait été grièvement blessée par son compagnon. Profondément choquée par « cet acte qui s'apparente à une tentative de féminicide », Monique Orphé rappelle que ce drame survient après un autre meurtre conjugal survenu récemment à Sainte-Clotilde. « La Réunion ne peut plus être le théâtre d’un tel cycle de violence », insiste-t-elle. Elle exhorte les services compétents à renforcer la mise en œuvre du plan départemental de lutte contre les violences intrafamiliales, rappelant l’importance d’un suivi rigoureux des plaintes, d’un accompagnement efficace et d’une protection réelle des victimes. L’élue appelle aussi à augmenter les places d’hébergement d’urgence, à appliquer systématiquement les mesures d’éloignement des conjoints violents et à améliorer le suivi des auteurs.
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Face à ces deux événements, Monique Orphé alerte sur la nécessité d’une vigilance collective : « Nos écoles ne doivent jamais devenir des cibles, et la violence conjugale ne doit jamais être banalisée ». Elle appelle chacun à prendre part à l’effort commun pour protéger les enfants, les femmes et l’ensemble des familles réunionnaises.


