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Mobilisation de l'ARAST mercredi prochain : “Le combat n'est pas terminé”

En refusant de licencier 12 employés protégés, l'inspection du travail a reconnu implicitement qu'il y a continuité des activités de l'ARAST. Une plainte contre le Conseil général et une autre contre les dirigeants de la structure, montrent que les ex-salariés de l'ARAST ne veulent pas baisser les bras, comme le confirme Valérie Bénard ci-dessous.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 11 février 2010 à 15H51

Qu'est-ce qui va se passer mercredi prochain pour la mobilisation des ex-salariés de l'ARAST ?
Mercredi prochain, on appelle tous les salariés de l'ARAST et tous les gens qui nous ont soutenu ces derniers temps, à une mobilisation à 9h au Jardin de l'Etat, pour dire qu'on est toujours mobilisé, que le combat n'est pas terminé et qu'on est toujours là.

Quelles sont les actions que vous préparez ?
Nous préparons un certain nombre d'actions pour cette mobilisation, qui seront dévoilées le jour même. Tous les acteurs du dossiers seront concernés, on en saura plus mercredi prochain.

Qu'en est-il des pressions subies par certains ex-salariés de l'ARAST ?
Il y a beaucoup de pression sur l'ex-personnel de l'ARAST, des pressions administratives, des pressions encore plus fortes pour les inciter à retirer leur dossier des Prud'homes. Aujourd'hui, nous avons à peu près une cinquantaine de personnes qui ont retiré leur dossier. On savait qu'avec 700 dossiers au départ 100 à 150 personnes pouvaient retirer leur dossier, on regrette que ce soit sous la pression.

Peut-on reprocher au Pôle emploi de demander aux ex-salariés de l'ARAST de reprendre rapidement un travail ?
On ne peut pas reprocher au Pôle emploi de le faire, c'est leur travail. Maintenant, j'ai demandé au Pôle Emploi un peu d'indulgence parce que l'ARAST est un drame humain, tant pour les personnes qu'on suivait que nous.
Il faut laisser aux ex-salariés de l'ARAST le temps de se remettre, parce qu'un grand nombre de nos collègues sont dans une souffrance psychologique. Ce n'est pas pour rien que nous avons demandé au préfet la mise en place d'une cellule de suivi psychologique.

Comment va fonctionner cette cellule ?
Nous n'avons pas encore les détails du fonctionnement, tout ce qu'on a proposé, c'est que cela se passe dans notre local, 159, rue Jules Auber, puisqu'il y a un bureau fermé, et cela peut se faire en toute discrétion...

La suite de l'interview est sur la vidéo, Valérie Bénard y évoque la situation des ex-salariés de l'ARAST.

 

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