Michel Vergoz : "Pas seulement le renouveau déclaré mais l'espérance retrouvée"

"Notre projet pour Sainte-Rose s'articule autour de quatre grands volets : l'éducation/développement social, le développement économique, l'aménagement/environnement sans oublier la partie sport/animation/culture. Dans chacun de ces projets nous avons décliné des projets référentiels sur lesquels nous nous sommes engagés - et non promis- pour cette mandature", lance tout d'abord Michel Vergoz.
Sur le volet éducation et développement social, de nombreux projets liés au scolaire sont sortis de terre ou sont en cours de finition comme la construction de l'école du Centre de 24 classes (maternelle et élémentaire), l'ouverture d'une crèche-garderie au Chemin de la Marine, la dotation de toutes les écoles en supports numériques et du très haut débit. Écoles qui bénéficient par ailleurs d'un programme dédié de réhabilitation (toilettes, menuiseries aluminium, peinture et mobiliers). "On est la ville de l'île la plus raccordée à la fibre : 98,6% des Sainte-Rosiens sont raccordables au très haut débit. C'est un élément attractif pour notre commune. Seuls 14 foyers ne le sont pas encore selon un opérateur de la place", salue Michel Vergoz, qui compte sur la résorption de la fracture numérique à Sainte-Rose pour désenclaver encore plus la commune.
Mais c'est bien sur la partie de l'action sociale que l'édile sainte-rosien se montre particulièrement fier. À commencer par les différentes opérations Quartiers En Lumière / Kaz En Lèr, afin de prévenir le décrochage des groupes d'habitations en leur redonnant une seconde vie via la réhabilitation des éléments extérieurs (clôture, peinture, élagage, etc). Autres motifs de satisfaction pour Michel Vergoz et ses équipes, la création de jardins partagés comme au Petit-Brûlé, la mise en place d'un chèque-carburant à l'attention des Sainte-Rosiens travaillant à plus de 30 km aller-retour de la ville ainsi qu'une aide au permis de conduire à l'attention des moins de 30 ans (700 euros/personne pour 60 permis délivrés chaque année) "pour renforcer l'autonomie de nos jeunes pour se former et/ou travailler" indique le maire.
Sainte-Rose attire nouveau des habitants
Autre fierté pour Michel Vergoz et ses équipes, c'est l'action engagée envers les retraités pauvres de la commune. 120 retraités sont en effet passés de ce statut, avec pour certains des retraites à 7 euros par mois, pour bénéficier du minimum vieillesse. "Depuis 3 ans nous avons fait des frappes chirurgicales en les cherchant un par un. Personne ne l'a fait à La Réunion. Le faisant, nous mettons près de 750.000 euros par an dans l'économie de Sainte-Rose en traitant ces 120 personnes-là, en les ramenant dans une retraite plus digne", explique-t-il, bien décidé à donner un coup de main aux associations de la 3e jeunesse de l'île pour que l'action engagée à Sainte-Rose soit reproduite dans d'autres communes.
C'est probablement la plus grande fierté de Michel Vergoz : avoir mis fin à l'exode d'une partie de la population sainte-rosienne. La commune, qui perdait des habitants depuis 2009 (avec un maximum de plus de 6.800 habitants), voit sa population repartir à la hausse depuis 2018 : selon les chiffres de l'Insee (fixé au 01/01/2022) la population municipale sainte-rosienne est désormais fixée à 6.318 habitants. "C'est le Graal de chez Graal" insiste le maire de Sainte-Rose qui n'a pas "assez de mots pour qualifier cela". La commune avait en effet perdu pas moins de 500 habitants entre 2009 et 2018. "Je vais vous dire une chose : vous pouvez alimenter la causerie au coin du feu comme vous voulez, vous palabrerez. Mais les derniers chiffres de l'Insee valent plus que tout palabre", argue Michel Vergoz. Ce dernier le reconnaît volontiers : ces deux derniers mandats (2014-2020 et 2020-2026) sont parmi les plus importants de sa longue carrière de maire. "Ce sont les plus importants pour moi car nous tirons une ville du fé noir, du trou, du précipice. Nous étions dans une descente aux enfers. Autant mon premier mandat de 1989 était un mandat de redressement mais nous n'avions pas cette vision catastrophique de la situation. En 2015 quand nous revenons, ce n'est pas seulement le renouveau déclaré mais c'est l'espérance retrouvée. On sort la ville de mains d'accapareurs. C'est quelque chose pour moi d'irremplaçable et nous l'avons fait avec l'humain".


