"Mi monte pu Cilaos ! »

Une fois de plus, la semaine passée, un éboulement a causé quelques frayeurs aux automobilistes qui passaient dans les parages à peu près au même moment. A noter que personne n’a été atteint, et c’est tant mieux.
Suite à ce non-événement, l’éboulis causé par la falaise instable a choqué in’ tralée de conducteurs retardés dans leurs petits projets personnels, ce qui se comprend. Tant que cette montagne n’aura pas été stabilisée une fois pour toutes en quelques points stratégiques, il faudra s’attendre au renouvellement de la chose. La solution ne dépend que des instances routières, elles-mêmes tenues par les collectivités, ces dernières ayant d’autres chats à fouetter depuis des décennies que cela dure ! La fumeuse (et poussiéreuse) NRL est plus payante électoralement parlant.
Suite à cet inconvénient, majeur il faut le reconnaître, on a entendu des mécontents dire sur une radio : "Lé fini, mi monte pu Cilaos, lé trop dangereux".
Signalons quand même à ces têtes de linotte qui n’écoutent jamais les informations, que la route de Cilaos est la moins dangereuse de l’île. Pour une raison simple : par son tracé périlleux, son étroitesse et la profondeur des précipices qu’elle longe en permanence, elle EST potentiellement mortelle ! Le sachant, les automobilistes font donc assaut de prudence.
Total des courses, c’est le cas de le dire, si les accrochages s’y produisent comme partout, les vrais accidents sont plus rares que les promesses tenues par Hollande. Quant aux décès, il n’y en a quasiment jamais. Plus personne ne sait à quand remonte le dernier.
Faut quand même pas dire n’importe quoi, même sous l’effet de l’émotion.
Jules Bénard


