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Mer Rouge : Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont mené des frappes aériennes contre le Yémen

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont frappé cette nuit seize sites liés aux rebelles houthis au Yémen. La France ne s'est pas associée à l'attaque.
Ecrit par T.L. – le vendredi 12 janvier 2024 à 10H42
Photo compte X US Naval Forces

Le conflit entre Israël et la Palestine s'étend désormais jusqu'en mer Rouge. Au cours de la nuit de jeudi à vendredi, des avions américains et britanniques ont mené des attaques ciblées contre des intérêts houthis au Yémen, a annoncé le président Joe Biden par voie de communiqué.

« Les attaques sont une réponse directe aux attaques sans précédent des Houthis contre les navires internationaux en mer Rouge, incluant l'usage de missiles balistiques anti-navires pour la première fois de l'histoire », a déclaré le président américain, en arguant que « plus de 50 nations ont été affectées par 27 attaques de rebelles houthis contre des bateaux de commerce maritime » et que « des équipages issus de plus de vingt pays ont été menacés ou pris en otage dans des actes de piraterie ».

Ces justifications à l'attaque conjointe des États-Unis et de la Grande-Bretagne n'effacent pas la méfiance de nombreux pays censés participer à Prosperity Guardian, l'opération de sécurité maritime actuellement en mer Rouge. La France s'est ainsi tenue à l'écart de l'opération, après avoir fait part de son souhait de ne pas favoriser une escalade du conflit en mer Rouge.

Peu après celui de Joe Biden, la Maison Blanche a publié un autre communiqué dans lequel l'Australie, le Bahreïn, le Canada, le Danemark, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud s'associent aux attaques aériennes menées par des avions de chasse américains et anglais.

Selon l'US Navy, plus de quinze jets F/A-18 Super Hornet ont mené des frappes utilisant des missiles Tomahawk, après un décollage depuis le pont de l'USS Dwight D. Eisenhower. Au total, seize cibles houthis différentes auraient été ciblées.

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« Nous affirmons qu'il n'y a absolument aucune justification pour cette agression contre le Yémen, puisqu'il n'y a aucune menace contre la navigation internationale dans les mers Rouge et Arabe, et le ciblage était et continuera d'affecter les navires israéliens ou ceux qui se dirigent vers des ports de la Palestine occupée », a réagi le porte-parole houthi Mohammed Abdulsalam sur le réseau social X.

De manière plus surprenante, l'Arabie Saoudite, qui a mené une guerre sanglante au Yémen en opérant un blocus qui affamé la population du pays, a fait part de sa crainte d'une escalade du conflit dans la zone, rapporte l'AFP,

À noter aussi que ni le président Biden, ni la Maison Blanche, ne mentionnent l'Iran dans leurs communiqués justifiant l'attaque.

Des représentants Houthis ont fait part sur X (ex Twitter) d'un bilan de 5 morts et 6 blessés dans leurs rangs, indique Le Monde ce vendredi 12 janvier.

Etiquettes : Rebelles Houthis

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