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Mayotte : Guito Narayanin continuera à dormir à la prison de Majicavo

Guito Narayanin reste en prison. Ainsi en a décidé cet après midi la chambre de l’instruction devant laquelle l’homme d’affaires réunionnais avait déposé une demande de remise en liberté provisoire. L’audition s’est déroulée via une visio-conférence, Guito Narayanin depuis la prison de Majicavo à Mayotte où il est actuellement détenu, et les magistrats depuis la […]

Ecrit par – le mercredi 21 décembre 2016 à 20H55

Guito Narayanin reste en prison. Ainsi en a décidé cet après midi la chambre de l’instruction devant laquelle l’homme d’affaires réunionnais avait déposé une demande de remise en liberté provisoire.

L’audition s’est déroulée via une visio-conférence, Guito Narayanin depuis la prison de Majicavo à Mayotte où il est actuellement détenu, et les magistrats depuis la Réunion.

L’entrepreneur réunionnais, par ailleurs vice-président de la Chambre de commerce de la Réunion, est soupçonné d’être le commanditaire de l’agression d’une avocate à Mayotte, en septembre 2015.

En fait, les quatre hommes de main qui auraient été embauchés pour effectuer ce sale coup se seraient trompés de cible et avaient violemment agressé une autre avocate du même cabinet que celle qui était visée car elle défendait les intérêts d’un homme très connu à Mayotte, Frédéric d’Achery, qui avait loué un terrain à Guyto Narayanin pour qu’il y installe une carrière et qui était depuis en conflit avec lui.

C’est en décortiquant les échanges téléphoniques entre Guito Narayanin et trois des présumés agresseurs de l’avocate que la juge d’instruction de Mayotte en charge du dossier a pu établir une relation entre les quatre hommes.

En fait, selon la version de l’accusation, Guito Narayanin aurait refusé de payer ce qu’il lui restait à devoir aux quatre gros bras du fait de leur erreur dans le choix de la cible. Suite à ce refus, les malfrats ont cherché à faire pression sur lui afin d’être payés et de ne pas balancer son nom aux policiers en charge de l’enquête.

La version de Guito Narayanin était bien évidemment différente. Selon lui, les quatre voyous avaient perpétré leur forfait de leur propre chef et, après avoir été arrêtés, ont décidé de le désigner comme le commanditaire, connaissant le contentieux qu’il avait avec Frédéric d’Achery. Et c’est devant leur chantage et leurs menaces qu’il s’était lui aussi résolu à porter plainte à la police.

Ces arguments ne semblent pas avoir convaincu les magistrats de la Chambre d’accusation, d’autant qu’il se murmure à Mayotte que les policiers enquêteraient également sur la mort violente, huit mois plus tard, de Frédéric d’Achery. L’ancien maire et conseiller général de Koungou est mort d’une crise cardiaque quelques jours après avoir été agressé par un ou des bandits qui sont toujours recherchés. Le vieil homme avait eu la tête défoncée à coups de marteau.

Deux agressions violentes à quelques mois d’intervalle touchant deux personnes d’un même dossier : il n’en fallait pas plus pour que les policiers essaient de découvrir si Guito Narayanin ne serait pas également derrière l’agression de Frédéric d’Achery…

 

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