Mayotte accueillera les premiers tests du nouveau planeur sous-marin français

Conçu par Alseamar pour l’Ifremer et financé dans le cadre de France 2030, ce planeur capable de plonger jusqu’à 3 500 mètres sera testé en Méditerranée avant une mission d’un an au large de Mayotte.
L’Ifremer a confié à l’entreprise française Alseamar la conception d’un planeur sous-marin de nouvelle génération capable d’explorer l’océan jusqu’à 3 500 mètres de profondeur. Ce projet, financé par l’Agence nationale de la recherche pour le compte de l’État, s’inscrit dans le cadre de l’objectif « Grands fonds marins » du plan France 2030. Il doit permettre à la France d’acquérir de nouvelles capacités d’observation et de mieux comprendre les dynamiques des zones profondes. Le CNRS et le Shom sont également associés à cette mission scientifique.
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Les planeurs sous-marins sont des engins autonomes, pilotés à distance et équipés d’une série de capteurs permettant de collecter des données océanographiques. Aujourd’hui, les modèles existants atteignent une profondeur maximale d’environ 1 200 mètres. Avec cette nouvelle génération, l’Ifremer entend franchir une étape majeure dans la connaissance des grands fonds, un domaine stratégique tant sur le plan scientifique qu’environnemental.
Étudier les risques géologiques liés au volcan Fani Maoré
Après sa phase de conception, le planeur fera l’objet d’une première démonstration en Méditerranée, où il sera déployé pour étudier les eaux profondes dans le cadre du service national d’observation MOOSE. L’objectif : mesurer les effets du changement climatique sur les propriétés physiques et biogéochimiques de la mer. Cette campagne permettra de valider ses performances avant son envoi vers l’océan Indien.
Plusieurs prototypes seront ensuite testés pendant un an au large de Mayotte. Cette zone a été choisie pour sa forte activité sous-marine et les risques géologiques liés au volcan Fani Maoré, découvert en 2019. Les données collectées viendront compléter celles déjà enregistrées depuis 2021 par les planeurs SeaExplorer d’Alseamar, actuellement mobilisés dans le cadre du réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte. Ce dispositif permettra de renforcer la compréhension des phénomènes à l’origine de la sismicité observée sur l’île.
Avec ce programme, la France confirme son ambition d’être à la pointe de la recherche océanographique et de soutenir une filière nationale dans les technologies sous-marines. Ces futurs planeurs profonds rejoindront la flotte d’engins déjà mis à la disposition de la communauté scientifique pour mieux observer, comprendre et protéger les océans.


