Si la continuité territoriale d'un ministre en déplacement dans les Outre-mer est totalement assurée par l'État, ce dernier ne semble pas pour autant avoir oublié, une fois n'est pas coutume, les citoyens ultramarins. C'est pourquoi la ministre déléguée chargée des Outre-mer a rencontré les dirigeants de LADOM.
L'objectif de cette rencontre était d'assurer le maintien de ce dispositif important pour les Réunionnais, mais également de présenter un dispositif retour pour ceux qui souhaitent revenir s'installer dans l'île.
"C'est un dispositif extrêmement important. Il y a 575 euros qui sont pris en charge par des fonds publics. 475 euros de l'État par l'intermédiaire de LADOM et 100 euros par la Région, donc c'est une prise en charge parfois complète du billet et qui permet à des enfants d'accéder à des études qu'ils n'auraient pas pu avoir s'ils n'avaient pas cette aide. Cela permet de donner des chances à des jeunes de poursuivre leurs études", indique Marie Guévenoux.
Un dispositif retour bientôt en vigueur
La ministre déléguée chargée des Outre-mer ajoute qu'un nouveau dispositif est en place. Là où auparavant, un jeune bachelier avait simplement un billet offert pour aller s'installer, le "frein psychologique" de ne pas pouvoir revenir dans l'année décourageait certains. "LADOM a fait le choix d'offrir une deuxième prise en charge pour un deuxième aller-retour dans l'année, ce qui permet aussi à des familles d'accompagner ces jeunes dans le cadre de leur installation dans l'Hexagone", souligne-t-elle.
Dorénavant, suite au vote dans le projet de loi de finances, un dispositif retour avec trois volets a été mis en place : "une aide à la mobilité, une aide financière à l'installation et un accompagnement lorsque les Réunionnais et Réunionnaises qui reviennent voudront reprendre contact avec leur territoire", explique Saïd Ahamada, le directeur général de LADOM. Un dispositif qui devrait être lancé pour la rentrée de septembre.
Aujourd'hui, c'est près de 90 000 Réunionnais qui peuvent prétendre à la prise en charge des billets, puisque les plafonds de ressources ont été relevés. Un chiffre en augmentation puisque actuellement, il y a 75 000 bénéficiaires. "On a un budget en augmentation, ce qui est relativement rare par les temps qui courent. Donc il y a une vraie priorité donnée par le Gouvernement sur les continuités territoriales", affirme Saïd Ahamada.