Manuel Valls à La Réunion : "Il y a beaucoup d’impatience, mais nous serons au rendez-vous"

En déplacement sur l’île pour trois jours, le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, a entamé sa visite ce dimanche 6 avril, un mois après le passage du cyclone Garance. Agriculture, culture, chikungunya et soutien post-cyclonique figurent parmi les priorités affichées.
Un mois après le passage du cyclone Garance, Manuel Valls est de retour à La Réunion pour une visite de trois jours, marquée par des rencontres avec les élus, les acteurs du monde agricole et les institutions culturelles. L’objectif : constater les dégâts, suivre les engagements pris par l’État, mais aussi parler de la crise sanitaire liée au chikungunya, dont la campagne de vaccination débute ce lundi pour les publics vulnérables. Attendus par les élus, les arbitrages sur les contrats aidés PEC n’ont pas encore été annoncés.
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Ce dimanche, après une visite d’exploitation agricole dans l’Ouest, le ministre a mis en avant la diversité de l’agriculture réunionnaise, saluant une "grande diversification" des productions et rappelant que "la canne est l’âme de ce territoire". En présence du vice-président de la Commission européenne, il a insisté sur l’enjeu de l’adaptation des aides européennes aux réalités ultramarines : "Le commissaire Raffaele Fitto a déjà pris un certain nombre de décisions pour rendre les soutiens plus efficaces et plus souples."

Manuel Valls a également visité le musée de Villèle, site mémoriel de l’esclavage, qu’il souhaite voir devenir un lieu national de mémoire, à l’image du Mémorial ACTe en Guadeloupe. "Nous avons besoin de cette mémoire pour regarder l’avenir", a-t-il déclaré, soulignant l’importance de transmettre cette histoire à la jeunesse.
"Demain, je rencontrerai toute la profession agricole"
Alors que les attentes sont fortes sur le terrain, notamment du côté des sinistrés de Garance, certains regrettent l’absence de retour direct du ministre auprès des habitants encore frappés par le cyclone. Une critique à laquelle Manuel Valls a répondu : "Demain, je rencontrerai toute la profession agricole. Il ne s'agit pas uniquement d'être dans la symbolique mais dans la mise en œuvre. Ce qui compte désormais, c’est que les mesures décidées soient appliquées rapidement."

Le ministre a tenu à justifier la brièveté de son déplacement : "C’est un déplacement plus court. J’ai aussi ces rencontres avec mes collègues européens. C’est important, car l’Europe, à travers le FEDER, les aides européennes, le POSEI, est là pour soutenir les différentes filières."
Il a également promis un point d’étape ce lundi avec les filières agricoles, les acteurs économiques et les élus locaux : "Il faut qu’il y ait une mise en œuvre de ce que j’ai annoncé il y a un mois pour soutenir le redressement de l’économie, et pour les particuliers, en espérant que le monde de l’assurance soit à la hauteur. Avec les collectivités territoriales, nous allons suivre et appliquer les engagements qui ont été les nôtres."
Et de conclure, lucide mais déterminé : "C’est toujours difficile, le redressement d’un territoire après un cyclone de ce type. Il y a beaucoup d’impatience. Il faut aussi un peu de temps pour bien faire les choses. Mais nous serons au rendez-vous."


