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Magamootoo dénonce "la politique de la peur" de Paul Vergès

Éric Magamootoo, tête de liste du Changement, a tenu à dénoncer les propos prononcés par Paul Vergès dimanche dernier. Le président de Région a désigné les candidats qui sont contre le projet du tram-train comme des "ennemis" du développement de la Réunion, ce qui est considéré par l'actuel président de la CCI comme une entrave à la démocratie. Il a symbolisé "la politique de la peur", instaurée selon lui par Paul Vergès, par un masque porté par des personnes qui représentent tous les "opprimés" de l'île et dont l'avis diverge de celui du président de Région.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 17 février 2010 à 12H17

"Paul Vergès n'a pas le monopole de la préoccupation du développement de la Réunion", s'exclame Éric Magamootoo, encore sous le choc des allusions du président de Région, Paul Verges, tête de liste de l'Alliance. "Nous ne sommes pas des menteurs ni des escrocs", indique l'actuel président de la CCIR (Chambre de commerce et d'industrie de la Réunion), qui dénonce les accusations "pénales" qu'a porté Paul Vergès lors d'une prise de parole devant ses sympathisants. "Je mets au défi Paul Vergès de porter plainte", si effectivement "les ennemis" du projet tram-train sont "des escrocs". Quand "un homme aussi puissant dit : ceux qui pensent différemment sont des ennemis, c'est bafouer la démocratie", insiste le candidat aux prochaines élections régionales.

Éric Magamootoo était entouré de cinq personnes masquées, les mains jointes, comme pour représenter la soumission. Ces citoyens lambdas étaient là pour représenter "tous ceux qui ont du mal à s'exprimer parce qu'ils pensent différemment que Paul Vergès (...). Nous sommes les portes-voix de tous ceux qui souffrent, des 130.000 chômeurs et des 400.000 Réunionnais qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté".

Eric Magamootoo dit vouloir "élever le niveau du débat" et regrette le terme "d'ennemis" prononcé par Paul Vergès, qui est à son sens un terme "guerrier", incompatible avec notre société démocratique. "Nous avons le devoir d'argumenter et de critiquer en faisant preuve de tolérance", indique t-il. "Il faut respecter l'adversaire", a-t-il conclu.

 

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