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Lutte contre l’illettrisme : La Réunion "territoire où l’on se bat le plus"

Ce matin, le sous-préfet à la cohésion sociale et la jeunesse, Richard-Daniel Boisson, a présenté les outils du plan de prévention et de lutte contre l’illettrisme mené avec 13 partenaires sur l’île. Création de classes-passerelles, instauration de "cases à lire" ou communication sur les formations concourent à lutter contre illettrisme, dans l’objectif de réduire de moitié, d’ici 2015, l’écart avec la métropole.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 28 juillet 2011 à 16H11

 

"Notre comité de pilotage n’est pas une façade, nous n’avons vraiment pas de temps à consacrer à l’affichage", a dit et répété ce matin, Richard-Daniel Boisson, sous-préfet à la cohésion sociale et la jeunesse, au sujet des partenaires unis dans le combat contre l’illettrisme.

Avec 100.000 illettrés à la Réunion, un chiffre qui a relativement peu varié au cours des ans, ou de façon purement "mécanique" parce que de plus en plus de parents ont été à l’école, Richard-Daniel Boisson et les différents acteurs du plan de lutte contre l’illettrisme attendent désormais du concret.

Baisse significative de l’écart avec l’Hexagone

Ce matin, dans les salons de la préfecture, différents partenaires, entreprises, Région, Département et Etat ont évoqué un certain nombre de mesures "innovantes" qui visent un objectif précis : la baisse significative du nombre d’illettrés et la réduction de moitié de l’écart avec la métropole d’ici 2015.

Parmi les dispositifs présentés, les "cases à lire" mises en place par le conseil régional, dont la première a vu le jour le mois dernier à Saint-Denis. Il s’agit de lieux où l’on s’adonne gratuitement aux plaisirs de la lecture et de l’écriture.

De nombreux organismes, publics et privés, engagés sur la thématique de l’illettrisme, proposent ou encouragent la formation des personnes concernées, avec des efforts particuliers consacrés aux publics jeunes entre 16 et 25 ans, notamment demandeurs d’emploi.

L’expression orale fréquente recommandée chez l’enfant

Des fonds sont également débloqués par le conseil régional pour le défraiement des stagiaires illettrés, ce qui constitue une "grande avancée", d’après Valérie Bénard, vice-présidente de la Région en charge de la lutte contre l’illettrisme.

Spots radio et clips vidéo débarqueront bientôt sur les ondes et écrans de l’île pour inciter les personnes qui éprouvent des difficultés à lire et écrire à faire la démarche de s’inscrire en formation, en en montrant les bénéfices.

Mais comme le phénomène trouve sa base dans l’enfance, la mise en place de classes-passerelles, pour les enfants de moins de trois ans, est actuellement à l’essai. Il s’agit d’encourager au maximum les marmailles à parler et d’intégrer les parents dans ce processus.

Efficience et transparence

Autre évolution, l’ensemble des actions menées en faveur de l’illettrisme dans le cadre du plan de lutte sont désormais consignées dans un tableau de bord précis, où figure également le budget consacré par chaque partenaire, pour plus de transparence et d’efficacité.

Ainsi, Richard-Daniel Boisson fait état, tous partenaires confondus, de 18 millions d’euros engagés dans le plan, hors salaires alloués, en grande majorité dans la lutte contre l’illettrisme puis pour la prévention et l’accompagnement des publics en difficulté.

Il a également annoncé que ce bilan d’étape n’était que le début d’une longue série, s’engageant à communiquer avant la fin de l’année les premiers résultats du plan d’action, selon une grille d’évaluation établie en concertation avec les acteurs concernés. Toutes ces initiatives feraient de la Réunion, selon le sous-préfet à la cohésion et la jeunesse, "le territoire où l’on se bat le plus" .

 

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