L’OPMR demande un BQP 2025 plus ambitieux et plus transparent

À l’approche du Comité interministériel pour l’Outre-mer (CIOM) prévu le 10 juillet 2025, et dans le contexte d’un projet de loi sur la vie chère, l’OPMR publie ses propositions pour faire évoluer les dispositifs en vigueur et améliorer la transparence économique sur l’île.
Alors que les négociations autour du Bouclier Qualité Prix (BQP) 2025 piétinent, l’Observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR) a présenté ce lundi matin ses propositions pour le BQP 2025. L’OPMR aimerait notamment intégrer davantage de produits frais et augmenter le nombre de produits de 153 à 175 voire 180.
En plus des mesures concernant la baisse des prix grâce à la diminution de l’octroi de mer mis en place par la région sur certains produits de première nécessité, l’OPMR espère une exonération de TVA.
L’OPMR souhaite élargir le périmètre
Au même titre, l’OPMR aimerait élargir le BQP à tous les supermarchés et non plus seulement à ceux de plus de 950 m². “Cela permettrait de toucher plus de consommateurs”, assure Jocelyn Cavillot, vice-président de l'OPMR.
Enfin, le lancement d’une campagne de communication, pour lutter contre les idées reçues sur la qualité des BQP permettrait une meilleure image des produits : “Ce ne sont pas des produits de mauvaise qualité, ce sont des produits avec le meilleur rapport qualité-prix”.
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L’OPMR souhaite également renforcer les BQP par thématiques. L'observatoire des prix espère passer d’une trentaine à une cinquantaine de produits concernant le BQP sur le bricolage, mais aussi intégrer des produits de base comme les essuie-glaces, liquides de freins et plaquettes pour le BQP automobile. Enfin, l'OPMR souhaite la création de nouveaux BQP pour les services bancaires et la parapharmacie.
Des freins selon l’OPMR
Si les négociations aboutissent, l’entrée en vigueur du BQP 2025 pourrait intervenir dès juillet. Mais rien n’est encore acté. “D’habitude, tout est bouclé en mars pour une entrée en vigueur en avril. Là, on accuse un sérieux retard”, souligne Jocelyn Cavillot.
En cause selon l’OPMR : un certain flou dans les discussions, notamment sur les produits manquants du BQP 2024 et l’absence d’accord sur des demandes jugées basiques. “Il est incompréhensible qu’on ne puisse pas intégrer ne serait-ce que cinq fruits et légumes dans le panier”.
Vers une transparence renforcée
L’OPMR demande davantage de transparence de la part de la grande distribution, notamment via la transmission des données de caisse. “Cette mesure, appliquée depuis 2022 en métropole, permettrait aux consommateurs de mieux comprendre l’évolution des tarifs”, déplore le vice-président.
L’indemnité de précarité des gérants (IPG) est également pointée du doigt : “Elle ne devrait être versée qu’en cas de rupture, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Et surtout, elle est financée uniquement par les consommateurs, ce qui n’est pas acceptable”.
L’OPMR appelle un accès annuel aux données de fonctionnement de cette indemnité, y compris le nombre de bénéficiaires et les montants versés.


