L’irresponsable TAK appelle à la responsabilité

Ce n’est ni le premier courrier et ni le dernier courrier que je pense écrire et partager avec vous tous sur la situation de la CASUD. Son chef de file nous laisse régulièrement de quoi parler. Sa tribune parue dans le journal de l’île le 23 mai 2015 pourrait laisser croire que les maires d’opposition sont un frein pour le développement de la CASUD. Il affirme être prêt "sur la base d’une gestion collégiale et responsable répondant aux aspirations de nos concitoyens" à rétablir la situation financière de cette collectivité qu’il estime être en perdition.
Une nouvelle fois il est dans l’annonce et non dans les actes. Une nouvelle fois il crie, mais n’agit pas. Le meilleur exemple à donner est de faire. En tant que tamponnnais, j’attendais de mon maire qu’il agisse en appelant toutes les communes de la CASUD à venir discuter de la situation des finances de la CASUD. Il aurait mieux vallu avant de présenter un budget primitif en déséquilibre, convier les opposants pour pourvoir trouver un terrain d’entente. Parce que comme il est dit de cette tribune, chaque commune a des intérêts d’une part à conserver la CASUD et d’autre part l’aspect financier d’une sortie leur serait difficile. Et donc oui monsieur le maire au vu de ces intérêts, il est certain que si vous les aviez conviés à une "gestion collégiale et responsable" ils auraient répondu présent.
Mais vous avez fait tout l’inverse, présenter un budget en déséquilibre ce qui a conduit le maire de Saint-Joseph et de Saint-Philippe à faire voter avec la majorité présente pendant que la vôtre fuyait la responsabilité, un budget en équilibre. Vous avez fait le choix ensuite de ne pas présenter à la préfecture le budget en équilibre voté par vos opposants, ce qui a conduit in fine la saisine de la CRC. C’est de par votre passivité totale et absolue que les tamponnaises et les tamponnais perdront leur commune, et leur avenir commun au sein de la CASUD.
Cette tribune est remplie de paroles, de paroles, et encore des paroles. Une gestion collégiale et responsable ça se fait monsieur le maire.
Alain Hoarau


