Revenir à la rubrique : International

L’Iran affirme que la guerre ne serait dans l’intérêt de personne

Ecrit par N.P. – le dimanche 1 février 2026 à 10H43
Photo : Facebook - Massoud Pezeshkian

Dans un contexte de tensions militaires inédites avec les États-Unis, l’Iran affirme ne pas vouloir de confrontation armée. Le président iranien Massoud Pezeshkian a assuré que la guerre ne servirait aucun intérêt, ni régional ni international, tout en laissant entrevoir une possible voie diplomatique.

Le message se veut clair et apaisant. Samedi 31 janvier au soir, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré qu’« une guerre ne serait dans l’intérêt ni de l’Iran, ni des États-Unis, ni de la région ». Cette prise de position est intervenue lors d’un entretien téléphonique avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, dans un contexte de crispation extrême entre Téhéran et Washington.

Lire aussi : L’Union européenne classe les Gardiens de la révolution iraniens comme organisation terroriste

Le président iranien a insisté sur le fait que la République islamique « n’a jamais recherché et ne recherche en aucun cas la guerre », soulignant que le règlement des différends par la diplomatie reste, selon lui, prioritaire. Une déclaration destinée à calmer les inquiétudes régionales, alors que la présence militaire américaine s’est considérablement renforcée dans le Golfe.

Une pression militaire maximale des États-Unis

Face à l’Iran, le président américain Donald Trump a opté pour une stratégie de démonstration de force. Une importante armada navale, incluant le porte-avions USS Abraham Lincoln, a été déployée dans la région. Washington a également brandi la menace de frappes « bien pires » que celles menées contre les installations nucléaires iraniennes en juin 2025.

Dans ce climat tendu, Donald Trump affirme que « le temps presse » pour parvenir à un accord sur le nucléaire iranien, tout en reconnaissant que des échanges sont en cours entre les deux pays.

Un double discours à Téhéran

Si le chef de l’État adopte un ton conciliant, d’autres responsables iraniens se montrent nettement plus offensifs. Le chef de l’armée, Amir Hatami, a ainsi affirmé que les forces armées étaient en « état d’alerte maximale ». Les Gardiens de la Révolution ont, de leur côté, annoncé des exercices navals de tir réel dans le détroit d’Ormuz, point stratégique du commerce mondial.

Ce contraste illustre une stratégie iranienne mêlant ouverture diplomatique et dissuasion militaire, afin de ne pas apparaître en position de faiblesse.

Des médiations pour éviter l’escalade

Malgré la rhétorique guerrière, plusieurs signaux laissent entrevoir une désescalade. Des responsables iraniens évoquent des « progrès » vers d’éventuelles négociations. L’Égypte, la Turquie, la Russie et le Qatar tentent de jouer les intermédiaires pour éviter un embrasement régional.

Reste que cette crise s’inscrit dans un contexte intérieur explosif pour l’Iran, marqué par une répression sanglante des manifestations début janvier et par l’inscription des Gardiens de la Révolution sur la liste terroriste de l’Union européenne. Autant de facteurs qui fragilisent un peu plus un équilibre déjà précaire.

Etiquettes : Iran

Dans la même rubrique

0💬
Tri :