L’Union européenne classe les Gardiens de la révolution iraniens comme organisation terroriste

Un accord a été trouvé au sein de l’Union européenne pour inscrire les Gardiens de la révolution iraniens sur la liste des organisations terroristes. L’annonce a été faite ce jeudi 29 janvier par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, dans un contexte de répression sanglante des manifestations en Iran.
Depuis le début du mouvement de contestation contre le régime des mollahs, à la fin du mois de décembre, près de 6.000 personnes auraient été tuées, selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a justifié cette décision en affirmant qu’un régime qui réprime les manifestations "dans le sang" relève du terrorisme. Une position partagée par Israël, qui salue une "décision historique".
À l’inverse, Téhéran a vivement réagi : le chef de la diplomatie iranienne a dénoncé une "erreur stratégique majeure".
De nouvelles sanctions européennes contre des responsables iraniens
En classant les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste, l’Union européenne rejoint des pays comme les États-Unis, le Canada ou l’Australie. La France avait d’ailleurs annoncé dès mercredi être prête à soutenir cette décision, en réponse à ce qu’elle qualifie de répression la plus violente de l’histoire récente de l’Iran.
Dans la foulée, l'UE a également décidé de sanctionner plusieurs responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur, le chef de la police et plusieurs hauts dirigeants des Gardiens de la révolution. La liste, publiée ce jeudi au Journal officiel de l’Union européenne, vise au total 21 entités et individus.
Ces sanctions prévoient une interdiction d’entrée sur le territoire de l’UE ainsi que le gel des avoirs détenus dans les États membres.


