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Lettre ouverte à Vanessa Benhamou

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 2 mars 2018 à 14H42

Madame,
Vous avez fait le « buzz » lors de l’hommage aux victimes d’attaques de requins en ramenant le cadavre d’un squale devant les familles meurtries. Vous vous êtes justifiée devant les médias locaux en prétextant que votre provocation avait pour objectif d’attirer l’attention des autorités compétentes sur l’urgence d’une autorisation d’ouverture de la pêche aux requins.

Sur cette question de pêche, qu’elle soit intensive, sélective ou régulée, je ne suis pas un spécialiste et peut-être avez-vous raison de mettre en avant le fait qu’il y avait moins d’attaques anciennement parce que nous pêchions et mangions les requins. Peut-être avez-vous raison en affirmant que la ciguatera ne nous concerne pas. Je me répète : je ne suis pas un spécialiste.

Mais en revanche, j’ai des yeux : je vous ai vu chevaucher le cadavre de ce requin et vous réjouir de sa mort. Je n’ai jamais vu de pêcheurs agir de la sorte. Cela renvoie nécessairement à ces blancs du temps « béni » des colonies qui s’amusaient à se faire photographier devant leur trophée de chasse. Ce n’est pas le cadavre du squale qui est un sujet « tabou », mais bien votre comportement de petite gamine hystérique.

Mais en revanche, j’ai des oreilles : je vous ai entendu traiter ce requin d’assassin. Je vous ai entendu comparer ce requin à un violeur. Je n’ai jamais entendu les pêcheurs et chasseurs parler ainsi de leur proie. Je ne suis pas un spécialiste, mais autour de moi j’ai des amis qui pêchent par plaisir, par passion ou quelquefois par nécessité, mais jamais je n’ai entendu parler de pêche par vengeance. Ce n’est pas la pêche aux requins  qui est un sujet « tabou », mais bien votre vision ultra réduite de ce qu’est la pêche.

Mais en revanche, j’ai un cœur : je pense aux familles qui étaient là en train de se recueillir suite à la mort d’un de leurs proches. Je pense aux pères et aux mères qui ont perdu un fils ou une fille. Aucun mot ne peut qualifier cet état tellement il est douloureux. Le silence s’imposait. Oui, Madame, le silence s’imposait ! Ce n’est pas la mort qui est un sujet « tabou », mais bien votre mépris.
La provocation est un art, Madame, et force est de constater que vous n’avez pas le profil de l’emploi. 
 

 

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