L'Etat s'inquiète des grossesses précoces et des IVG des mineures

Dans un communiqué, la Préfecture fait remarquer que ces "grossesses précoces ont des conséquences parfois lourdes en terme d’équilibre psychologique, de santé, d’insertion professionnelle et sociale des jeunes mineures. La précocité de la maternité peut également s’accompagner de carences éducatives pour l’enfant à naître. L’État a donc retenu cette problématique comme priorité locale d’intervention, portée par la DRASS, au travers du Plan Régional de Santé Publique.
Une action collective est ainsi engagée entre les pouvoirs publics, et ses partenaires (Rectorat, Agence Régionale d’Hospitalisation, Département, Caisse Générale de Sécurité Sociale, Caisse d’Allocations Familiales, Communes, et secteur associatif).
Lors de sa séance du 14 octobre 2008, le comité de pilotage installé par le Préfet et le Recteur d’Académie en avril dernier, a validé un état des lieux des problématiques et retenu les axes d’intervention suivants :
- amplification des actions d’information et de prévention à destination des jeunes
- amélioration de l’accès à la contraception
- soutien du rôle éducatif des parents vis-à-vis des adolescents
- coordination de l’accompagnement social et éducatif des mineures enceintes et de leurs partenaires
- renfort de la qualité des soins.
Le plan d’actions sera publié en décembre prochain. Il permettra la coordination des interventions et financements de l’Etat et de ses partenaires. Une convention pluriannuelle fixera les engagements de chacun pour prévenir l’incidence des grossesses précoces.
D’ores et déjà, la Préfecture a adopté un appel à projet afin de soutenir le recrutement par des associations spécialisées de 10 adultes relais qui viendront en renfort des actions de prévention menées dans des établissements scolaires ciblés, et dans les quartiers prioritaires de la politique de ville".


