Les Réunionnaises sont les plus fécondes de France

On apprend dans ce rapport réalisé par l'INSEE que la natalité n'évolue pas à La Réunion et qu'on dénombre 2,41 enfant par femme sur notre île. Par ailleurs, le nombre de mères mineures a quasiment été divisé par deux sur les 10 dernières années.
Les autres données montrent une chute drastique des mariages en lien avec la crise Covid (de 2.911 en 2019 à 2.043 en 2020). L'espérance de vie reste stable alors que [la mortalité est en hausse]urlblank:https://www.zinfos974.com/La-surmortalite-a-La-Reunion-expliquee_a172425.html .
Les naissances se stabilisent en 2020
13.140 enfants sont nés de mères domiciliées à La Réunion, soit un nombre comparable à 2019. Dans l'Hexagone, le nombre de naissances diminue nettement (- 2,3 %).
En conséquence, à La Réunion, le solde naturel, différence entre les naissances et les décès, diminue pour la troisième année consécutive ; il s'élève à +8.000 en 2020, soit le niveau le plus faible depuis 1951.
Depuis 2016, le nombre de naissances se situe sous la barre des 14 000. Il retrouve en 2020 son niveau du milieu des années 1990. Depuis le pic des années 2007 et 2008 avec près de 15 000 naissances, il naît un peu moins de bébés : en moyenne 14 100 par an entre 2009 et 2015 et 13 400 entre 2016 et 2020. Cette baisse des naissances à La Réunion résulte de celle du nombre de femmes en âge d'avoir un enfant (âgées de 15 à 50 ans).
Elle n'est pas liée au comportement de fécondité des mères. Au niveau national, la baisse du nombre de naissances s'explique davantage par celle de la fécondité.
La fécondité des femmes réunionnaises reste élevée
Avec 2,41 enfants par femme, la fécondité est nettement plus élevée à La Réunion qu'en métropole (1,80). Elle est même la plus élevée des départements français, après Mayotte et la Guyane et juste devant la Seine-Saint-Denis et le Val-d'Oise. Elle est stable depuis le début des années 1990, alors qu'elle baisse au niveau national depuis 2011.
Les Réunionnaises ont leurs enfants plus tôt qu'en métropole. En 2020, l'âge moyen à la maternité s'élève à 29,2 ans sur l'île, soit 1,7 an de moins que dans l'Hexagone. Mais comme au niveau national, les mères réunionnaises d'aujourd'hui mettent leurs enfants au monde plus tard que leurs aînées : au début des années 1990, elles accouchaient en moyenne à 27 ans.
En 2020, 211 bébés sont nés de mères mineures, soit 1,6 % des naissances. Cette part reste cinq fois plus élevée qu'en métropole. Au début des années 2000, les naissances issues de mères mineures étaient plus nombreuses : environ 600 par an, soit 4,5 % des naissances. Ces naissances sont moins fréquentes aux Antilles (1,2 %), mais elles le sont davantage en Guyane (4,8 %) et à Mayotte (4,5 %).
L’espérance de vie se stabilise
L'espérance de vie à la naissance est stable en 2020 pour les hommes (77,3 ans) comme pour les femmes (84,6 ans). En métropole, elle a baissé en 2020 du fait de la pandémie de la Covid-19. Cependant, l'espérance de vie y reste plus élevée, de 1,9 an pour les hommes et de 0,7 an pour les femmes. L'espérance de vie des hommes est quasiment stable depuis dix ans (+ 0,5 an entre 2011 et 2020), alors qu'elle a progressé de 1 ,4 an pour les femmes.
En lien avec la tendance à la hausse de l'espérance de vie, la population réunionnaise vieillit : en 2021, 19,2 % de la population réunionnaise a 60 ans ou plus, contre 9,5 % vingt ans plus tôt. Elle reste cependant jeune par rapport à la population de la métropole et des Antilles : ainsi, les moins de 20 ans forment 30 % des habitants de l'île et sont encore près de 1,5 fois plus nombreux que les seniors. En métropole, les seniors sont presque aussi nombreux que les jeunes (27 % de la population contre 24 %).
Forte baisse des mariages en lien avec la crise sanitaire
En 2020, le nombre de mariages diminue fortement à La Réunion (-30%), comme en métropole (-31%). Les restrictions liées à la crise sanitaire de la Covid-19 ont naturellement fortement pesé sur l'organisation des mariages. En effet, les célébrations de mariages ont été interdites durant le confinement de mars à mai, puis autorisées, mais avec une stricte limitation du nombre d'invités. De nombreux mariages ont ainsi été annulés et des projets de mariages reportés.


