Les représentants religieux appellent à une minute de silence pour le Japon

L'assemblée générale du 18 mars dernier a été l'occasion pour le groupe de dialogue interreligieux de la Réunion (GDIR) de consacrer un temps à la prière ainsi qu'à la réflexion sur la situation au Japon. "Nous ne formons qu'une seule famille humaine", a rappelé en préambule le président Idriss Issop Banian. Comment apporter sa solidarité à ce pays, autrement qu'en organisant un traditionnel rassemblement sur le parvis des Droits de l'homme à Champ Fleuri?
Petite anecdote racontée à l'issue de la conférence de presse… Le vice-président du GDIR, Selvam Chanemougame, s'est laissé surprendre lors d'un de ses voyages par une minute de silence effectuée en Inde alors qu'il se trouvait au guichet d'une administration. Cette idée a séduit le groupe interreligieux qui invite l'ensemble des Réunionnais et Réunionnaises, à prier ou avoir une pensée compatissante chaque soir, entre le 25 et le 27 mars, à 18h30.
Et pourquoi pas marquer cette solidarité à la population japonaise en plein dépouillement des cantonales (le 27 mars à 18h30, le dépouillement sera en cours…) ! "Penser n'empêche pas de vaquer à d'autres activités", souligne un membre du groupe interreligieux.
"Pour certains, c'est une catastrophe spectacle"
Deuxième temps fort, le 26 mars à 12h. "Nous invitons la population réunionnaise à rendre hommage aux victimes du tsunami en marquant une minute de silence", explique le président Idriss Issop Banian. Ces deux actions peu pratiquées à la Réunion ont pour objectif de montrer de la solidarité envers le peuple japonais, mais aussi de "conscientiser la population".
Monseigneur Aubry a été surpris de voir dans son entourage que la population ne réalise pas totalement dans quelle souffrance la population japonaise se trouve actuellement. "Nous sommes inondés d'informations et d'images. Pour certains, c'est une catastrophe spectacle", indique l'Évêque. Faire prendre conscience de notre vulnérabilité et instaurer une culture du risque… Le groupe interreligieux mène actuellement une réflexion sur ces thématiques.
Le GDIR invite toutes les personnes sensibles à cet appel à le diffuser à leur entourage, par textes et même par le biais des réseaux sociaux. Et les "visages sinistres" sont à abroger ! Place aux sourires, pour un avenir meilleur...



