Les radis du Maroc

Les entraînements ont évolués, jadis la confrontation était rude entre les partisans du naturel et ceux du fractionné.
Chacun vantait les mérites de sa méthode et les écoles provoquaient de véritables divisions.
Finis les entraînements au "feeling" ou à l’intuition, l’entraîneur fétiche a perdu de sa notoriété, maintenant il faut apporter les preuves de son savoir.
C’est ce qui a conduit à la création de grandes écuries qui portent les noms célèbres d’entraîneurs, les « coachs » où l’on recherche l’excellence.
Il y a aussi les micros climats ou les graines de champions fleurissent à perte de vue comme nos champs de blé.
Dans ces pays, véritables paradis du demi fond, un champion en cache un autre, et à chaque olympiade les générations se succèdent. Le Kenya, l’Ethiopie et les nouveaux venus comme le Maroc qui foisonnent de jeunes espoirs prêts à assumer la relève.
Le directeur des sports du Maroc se plaisait à raconter la belle histoire de Radhi champion de France de cross en 1956, et concluait en affirmant que dans les jardins secrets du Maroc il y a beaucoup de petits radis !
Coïncidence ou manifestation du destin, deux athlètes Marocains étaient couronnés champion Olympique en 1984 à Los Angeles, Saïd Aouita sur 1500m, et Nawal El Moutawakil au 400m haies. Ces deux champions qui ont défilé à la Manhattan dans les rues de Casablanca sont devenus depuis les symboles du sport Marocain et ont été à l’origine de l’éclatement sportif du pays.
Il est vrai que le Maroc est une terre de prédilection pour le demi fond, et que les mentalités s’y prêtent.
Le secret réside sans doute dans les oméga 3, ou peut-être tout simplement dans les vertus premières et curatives des petits radis !
Goriot Gérard


