Les parents réunionnais préfèrent la garde collective à la nénenne

Déléguer la garde de son enfant n’est pas une tâche facile, surtout lorsque des contraintes liées à la reprise d'un emploi viennent interférer. Une étude de l'Insee vient mettre en lumière les modes de garde privilégiés des parents réunionnais, qu'ils soient tous les deux en emploi ou pas, qu'ils aient la possibilité de faire garder par des grands-parents ou pas.
En 2010, 46 % des familles réunionnaises qui ont un enfant de moins de 11 ans déclarent confier leur plus jeune enfant à une tierce personne ou à une structure d’accueil autre que l’école.
Pour l’accueil du jeune enfant, les parents font d’abord confiance à leurs proches. Ainsi, les grands-parents sont particulièrement mis à contribution. Ils sont sollicités par 28 % des familles. Dans la culture réunionnaise, l’entourage familial est un repère important.
Avant tout une question de coût
En outre, les membres de la famille ne sont jamais très éloignés sur l’île. Seules 16 % des familles réunionnaises s’adressent à des professionnels de l’enfance. Dans ce cas, les centres d’accueil collectif sont privilégiés : crèche, garderie, centre de loisirs. Ils sont préférés aux "nénennes", qui assurent une garde individualisée de l’enfant. Cette garde individualisée est aussi la plus onéreuse.
Le recours à un mode de garde dépend de la situation des parents ou du parent sur le marché du travail. Les parents sans emploi ou inactifs sont évidemment plus disponibles que les parents qui occupent un emploi. Ainsi, deux tiers des couples d’un seul parent en emploi affirment assumer seuls la garde de leur plus jeune enfant. Un tiers de ces couples a recours à des proches.
Plus disponibles encore, les trois quarts des familles de parent(s) inoccupé(s) se débrouillent seuls. Les couples d’un seul parent en emploi et les familles de parent(s) inoccupé(s) sont majoritaires. Ils rassemblent 62 % des familles réunionnaises avec un enfant de moins de 11 ans.



