Les Inspecteurs de l’Education Nationale… grands pilotes du système éducatif dans l’Académie

Missions des Inspecteurs de l'Éducation nationale :
Les IEN sont des cadres supérieurs de l’Éducation nationale. Ils :
-contribuent au pilotage du système éducatif au niveau académique,
-assurent la mise en œuvre de la politique éducative dans les classes, les écoles et les établissements scolaires,
-évaluent les enseignements et les établissements,
-inspectent et conseillent les personnels enseignants du 1er et du 2nd degré,
-contribuent au management de ces personnels pour leur déroulement de carrière,
-peuvent concevoir, conduire ou évaluer le dispositif de formation continue des personnels enseignants et d’éducation, en lien avec l’Université,
-peuvent conseiller les directeurs d’école et chefs d’établissement à la demande du recteur,
-contribuent aux travaux des groupes d’experts menés par l’inspection générale ou l’administration centrale du ministère.
Ils exercent leurs fonctions dans le cadre du programme de travail académique.
Les IEN 1er degré ont la responsabilité d'une circonscription sous l’autorité de l’Inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’Éducation nationale. Ils peuvent exercer leur fonction auprès du recteur d’académie ». (source EN)
Les IEN sont les fers de lance de la République, son avant-garde éclairée, ses managers enthousiastes, une force de proposition et de conviction, des capitaines, le turbo de la machine Education Nationale… Et oui, ils sont tout cela.
Et pas une voix pour évoquer les difficultés de leur fonction… qui les placent pourtant dans une situation souvent intenable, tout autant que celle des enseignants qu’ils inspectent…
L’Inspecteur en tant qu’ "animateur pédagogique" se trouve souvent dans la situation du messager porteur de mauvaises nouvelles ….
L’Inspecteur en tant qu’ "Inspecteur"… Souvent, l’enseignant(e) assimile le métier d’inspecteur à un travail de policier contrôleur de flagrants délits. Et pourtant l’IEN fait tout pour qu’un minimum de confiance règne entre l’enseignant et lui, cela semble pourtant être un préalable à toute coopération. Afficher délibérément que la confiance n’existe pas me semble être indigne, incompatible avec la notion même d’éducation. Le renvoi des rapports... Surprise et épluchée dans les moindres détails, effrayée de voir une petite bête dégagée d’un dossier, la "victime" attend son rapport d’inspection…
L’Inspecteur en tant que "pilote" par les résultats souvent sans moyens de régulation, sans formation, sans réflexion fondamentale sur la transposition de modèles économiques au monde de l’éducation, sans culture, conduit malheureusement le système à la catastrophe : (statistiques, courbes, camemberts, feuilles de route, cycle infernal évaluation pointilliste/remédiation illusoire, culpabilisation des enseignants et des élèves, absence de prise en compte sérieuse de la dimension sociale des problèmes. Les yeux rivés sur l’ordinateur, on traque désormais les marges possibles de progrès à moyens réduits)… Le règne de la paperasse…
Beaucoup de boulots et souvent sans aides… (les Conseillers Pédagogiques… leur nombre est en diminution constante…)
Mais un grand événement risque d’arriver et ce sera bien pour l’Ecole… La réorganisation des écoles, avec des Directeurs responsables, bousculera inévitablement les fonctionnements. Certes, c’est une vieille affaire. Des projets antérieurs avaient été abandonnés, projet de droite, les maîtres-directeurs de M. Monory, projet de gauche, le rapport du recteur Claude Pair. On sait par ailleurs que l’une des difficultés majeures de la mise en œuvre de la grande loi d’orientation de 1989 a été que le rôle du directeur d’école, depuis lors chargé de l’animation des concertations, du projet d’école, de l’organisation des cycles, etc… n’avait pas fait l’objet des mesures qui auraient été nécessaires. On sait que les idées d’ "établissement public du premier degré" sont toujours actives et, qu’à Droite comme à Gauche, on considère généralement que cette question est incontournable et peut-être vitale. Il est évident que si un tel projet se met en place, les missions des inspecteurs seront mécaniquement remises en cause. Bizarrement cela pourrait être salutaire. Car cela imposerait une véritable réflexion sur l’évolution des missions de ce corps. Le directeur prendrait naturellement en charge des tâches administratives, d’animation, de gestion, de relation avec les collectivités qui incombaient aux IEN.
Le métier de l’IEN pourrait alors évoluer vers des missions d’accompagnement pédagogique … d’évaluation, de pilotage, de management, d’expertise, de conseiller …..
L’Ecole aura à y gagner…
Nos enfants auront à y gagner…
Noé Babet


