Les Indiens formeront les Réunionnais dans la rénovation des temples tamouls

La Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la Réunion (CMAR) et la Fédération Tamoule de la Réunion ont signé une convention de partenariat ce lundi à Saint-Denis. Le sujet principal: la rénovation des temples tamoules de l'île qui sera davantage assurée par des Réunionnais et pas uniquement par la main d'œuvre venue d'Inde. La signature s'est faite en présence du Consul général d’Inde, des représentants du pôle emploi et de la mission locale Nord.
Faire profiter à La Réunion de l’expertise de la main d’œuvre indienne qualifiée dans la rénovation et l’entretien des lieux de cultes; c'est le but de cette convention. Une main d’œuvre experte surtout demandée pour les constructions neuves et les grosses rénovations. Il s'agirait donc de la formation de jeunes et de la création, à terme, d'une filière "Art Indien" à La Réunion.
D’après le président de la CMAR, Bernard Picardo : "Il y a une forte demande de rénovation de temple religieux, c’est pourquoi on souhaite réintroduire les compétences en internes pour pouvoir répondre aux attentes".
La CMAR propose un plan d’actions de formations spécifiques par le biais de tutorats, stages intensifs en Inde et des chantiers d’apprentissages.
D'après Jean-Luc Minatchy, directeur régional du Pôle Emploi : "C’est un événement important. Avec les difficultés du chômage que l’on rencontre actuellement, tout ce qui peut être mis en place est intéressant, ça ne peut qu’ouvrir des voies et des perspectives d’emplois et de formations pour nos demandeurs d’emplois".
Une convention ouverte à tous
Le Président de la Fédération Tamoule de La Réunion, Daniel Minienpoullé tient à préciser que cette convention cadre sera sous la directive d’un comité de pilotage, composé de la CMAR, La Fédération Tamoule, La Région, le Département, Le Pôle emploi, la DIECCTE et la DRAC, qui est à l’écoute des associations et ouvert à toutes propositions, "La convention peut évoluer par les opportunités qui s’offrent à nous".
Ce partenariat est ouvert à tous et les associations des temples peuvent dès à présent s’inscrire et soumettre leurs projets, après avoir répondu au cahier des charges.
Selon le consul général de l’Inde, Georges Raju, "La convention va permettre un échange entre les jeunes et l’Inde et surtout le partage du savoir-faire. Et je souhaite réellement que cette collaboration soit l’exemple pour d’autres projets à l’avenir".


