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Les impôts n'augmentent pas à St-Louis malgré un déficit de 7 millions d'euros

Ecrit par zinfos974 – le mardi 23 avril 2013 à 15H32

Le conseil municipal de Saint-Louis a voté hier son budget primitif 2013 comportant un déficit en section de fonctionnement de 7,2 millions d'euros. Cet énième budget voté en déséquilibre convaincra-t-il les magistrats financiers de la Chambre régionale des comptes et, in fine, le préfet ? Claude Hoarau l'espère.

De toute façon, même à contraindre la commune à voter un taux d'imposition maximale, prévient l'édile de Saint-Louis, le retour à l'équilibre ne pourra intervenir avant 2014.

Pour preuve de son engagement à respecter la feuille de route pourtant largement entamée de la préfecture, le maire de Saint-Louis met sur la place publique la baisse drastique du nombre de contrats aidés. Un effort pas forcément porteur pour un candidat déclaré à la Rivière.

Claude Hoarau met également l'accent sur le fait que ce budget déficitaire provient du report du déficit antérieur de 14 millions d'euros, eux-mêmes mis en balance par rapport au résultat excédentaire sur l'exercice précédent de 7,1 millions d'euros.

"Les nouvelles équipes en place en 2014 bénéficieront d'un budget à l'équilibre"

La commune n'a plus connu les joies du vote d'un budget sans contrôle de la CRC depuis juillet 2010. A l'époque, le 30 Juillet 2010, le Préfet, Michel Lalande, avait pris un arrêté de règlement d'office du budget primitif de la commune, assorti d'un plan de retour à l'équilibre en... 2013. On sait désormais que cette date limite ne sera pas tenue. Claude Hoarau demande une année supplémentaire.

Bonne nouvelle pour les contribuables saint-louisiens, les taux d'imposition des trois taxes locales ne bougeront pas. Difficile de faire pire que les taux atteints diront certains. Claude Hoarau parle des "efforts conjugués des services communaux pour la mise en conformité des bases fiscales qui ont permis de percevoir une recette supplémentaire de 327.000 euros". Autrement dit, si le taux des taxes d'habitation (43,11%), sur le foncier bâti (54,96%) et sur le foncier non bâti (64,02%) ne bouge pas, c'est grâce à l'élargissement de l'assiette d'imposition. Les taux restent les mêmes mais plus d'administrés sont mis à contribution.

Claude Hoarau le répète : "les nouvelles équipes en place en 2014 bénéficieront d'un budget à l'équilibre". La balle est dans le camp de la Préfecture.

 

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