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Les futurs sénateurs péi doivent se faire connaître

Aujourd'hui s'ouvre la période de dépôt de listes aux sénatoriales. Sur les sept listes annoncées, certaines s'affichent encore au conditionnel.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 5 septembre 2011 à 13H34

J-20 avant les élections sénatoriales du dimanche 25 septembre. L'état des forces en présence est divisé en deux lots, selon le niveau d'avancement de bouclage des listes. Tour d'horizon.

La préfecture recueille dès ce lundi 5 septembre les dépôts de listes aux sénatoriales qui se dérouleront le dimanche 25 septembre. Jusqu'au 15 septembre, les derniers fignolages peuvent encore avoir lieu.

Du côté des listes déjà bouclées, celle de l'Alliance, qui se targue d'être "la seule à pouvoir obtenir deux sièges" selon Paul Vergès, sa tête de liste. Forte de la présence en troisième position du "modéré" Michel Dennemont, le groupe politique compte, une nouvelle fois, brosser des voix plus loin que son camp. Cartes sur table, sa tête de liste promet de démissionner (au bout d'une année ?) pour permettre à Michel Dennemont de lui succéder si sa liste obtient ces deux sièges tant attendus. Les grands électeurs auront, et pour cause de progression démographique, la tâche de donner leur confiance à quatre sénateurs contre trois jusqu'à maintenant.

La liste UMP conduite par Michel Fontaine a dû, elle aussi, placer des têtes d'affiche pour rassurer les grands électeurs. Didier Robert, le ticket gagnant depuis les régionales pour la droite s'est glissé en troisième position. La deuxième place de Jacqueline Farreyrol sur la liste ? "Juste un fusible" ironise un homme politique de premier ordre et tête de liste lui-même.

Le PS part aux sénatoriales avec la ferme intention de ne plus se faire happer par le groupe de l'Alliance. Comme en 2010 (ndlr : pour les Régionales) Michel Vergoz devra séduire au-delà de son camp. L'annonce, la semaine dernière de la constitution d'une liste Europe Ecologie-Les Verts participe encore un peu plus à cet éclatement des voix à gauche. Les grands électeurs y seront d'autant plus courtisés.

"Je ne joue tout de même pas ma carrière" avouait dans un grand sourire qu'on lui connaît Jean-Paul Virapoullé à l'officialisation de sa présence dans la bataille il y a deux semaines. Pour connaître les quatre autres hommes et femmes de sa liste (positions 3 et 4 et les suppléants), il faudra néanmoins "attendre début septembre" promettait Anne-Marie Payet, sa colistière et sortante du Palais du Luxembourg.

Dans le lot des incertains, notons, pêle-mêle, les intentions affichées d'Eric Beeharry qui tentait encore récemment de boucler une liste avec des personnalités "associatives". Arrivera-t-il à finaliser une liste ? Réponse dans quelques jours. Sans doute plus rôdé, le Front de Gauche de Jean-Paul Panechou a choisi de féminiser sa liste. C'est Corine Ramoune qui devra essuyer les plâtres. C'est la première fois en effet que le parti tente sa chance aux sénatoriales. Chez les Verts aussi, l'option de la parité n'est pas un vain mot. C'est Yvette Duchemann qui mènera une liste et pourra ainsi séduire les déçus de la gauche traditionnelle. Un dernier tour de chauffe avant d'entrer de plain pied dans les présidentielles.

 

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