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Les États-Unis veulent installer un réacteur nucléaire sur la Lune d’ici 2030

Ecrit par N.P. – le mercredi 6 août 2025 à 11H44

Dans un contexte de rivalité croissante avec la Chine et la Russie, la Nasa annonce vouloir accélérer l’installation d’un réacteur nucléaire sur la Lune pour garantir une présence humaine durable dans le cadre du programme Artemis.

L’énergie nucléaire va-t-elle bientôt alimenter une base lunaire ? La Nasa a confirmé mardi son intention d’installer un réacteur nucléaire sur la Lune « rapidement », d’ici la fin de la décennie. L’annonce survient en pleine intensification de la course à l’espace, alors que la Chine et la Russie multiplient les déclarations autour d’un projet similaire. Pour Sean Duffy, administrateur par intérim de l’agence spatiale américaine, « il est impératif que l’agence agisse rapidement ». Une directive interne, citée par Politico et relayée par l’AFP, évoque même le risque que les rivaux de Washington « déclarent une zone d’exclusion » si leur réacteur était opérationnel en premier, entravant ainsi les ambitions américaines sur le sol lunaire.

Programme Artemis

Officiellement lancé sous la présidence de Donald Trump, le programme Artemis prévoit un retour d’astronautes américains sur la Lune à l’horizon 2027, avec l’objectif affiché de s’y installer durablement. Pour soutenir cette présence humaine sur le long terme, la Nasa explore depuis plusieurs années les technologies permettant de produire de l’énergie en autonomie sur place. Si les panneaux solaires sont limités par les longues nuits lunaires et les zones d’ombre permanente, notamment près du pôle Sud – où se concentrent les projets d’exploration –, le recours au nucléaire apparaît comme une alternative viable.

L’agence américaine table désormais sur le déploiement d’un premier réacteur d’ici 2030. Le futur appel d’offres, qui doit être publié dans les prochains mois, précisera les exigences techniques : le dispositif devra être capable de fournir au moins 100 kilowatts d’électricité, soit l’équivalent de la consommation de 75 foyers américains.

Rivalité géopolitique dans l’espace

En toile de fond, la rivalité géopolitique dans l’espace se fait de plus en plus marquée. Depuis mars 2024, Moscou et Pékin ont exprimé à plusieurs reprises leur volonté commune de construire un réacteur lunaire d’ici le milieu des années 2030. De son côté, la Chine a confirmé viser un alunissage habité dès 2030. Un calendrier qui pousse les États-Unis à accélérer leurs efforts pour ne pas se laisser distancer, dans un contexte où les tensions entre les grandes puissances se jouent désormais aussi à plusieurs centaines de milliers de kilomètres de la Terre.

Etiquettes : Donald Trump

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