Les enjeux du vote de demain

Le premier tour du scrutin démarre demain dès l'ouverture des bureaux de vote à 8h. Les 12 listes qui se présentent cette année devront obtenir 10% des suffrages exprimés pour pouvoir se maintenir au deuxième tour, sauf si l'une des listes obtient la majorité absolue dès le premier tour.
Les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés lors du premier tour, et moins de 10% ne pourront pas se maintenir seules et devront fusionner avec une liste ayant fait plus de 10%.
Le dimanche 21 mars, place au deuxième tour. La liste qui arrivera en tête obtiendra en plus des autres une prime majoritaire de 25% des sièges à la Pyramide inversée, ce qui signifie pratiquement qu'elle devrait bénéficier de la majorité des sièges au sein de l'assemblée régionale.
Faites valoir votre droit
Le résultat de ce scrutin engagera la politique menée par le Conseil régional pour les 4 années à venir, dans des domaines cruciaux comme le développement économique ou les grands chantiers. D'où l'importance pour le citoyen de faire valoir son droit de vote, un droit qui ne s'est pas obtenu sans peine.
Le suffrage universel masculin est adopté en France par le décret du 5 mars 1848 et n'est appliqué aux femmes qu'en 1944. Et ce n'est qu'en 1946 que le droit de vote est étendu à tous les Français d'Outre-mer par la Constitution du 27 octobre 1946, toujours en vigueur aujourd'hui car figurant dans le préambule de la Constitution de 1958.
Ai-je le droit de voter ?
Ne pourront voter à ce scrutin des élections régionales que ceux qui se sont inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre dernier. Une inscription qui est obligatoire en France, mais aucune sanction n'est prévue.
Il faut être majeur de nationalité française et jouir de ses droits civiques et politiques. Toutes les personnes qui ont eu 18 ans avant la date du scrutin sont dorénavant inscrites automatiquement.


