Les Chroniques de Tonton Jules #180

On apprend avec effarement qu’un camp de la mort a été construit en plein désert de l’Arizona par le bibendum décoloré de White House. Normal : il se prend pour le fils de l’Homme. A se demander à quoi ont servi notre 14 Juillet et la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis. Je crois sincèrement qu’on devra redescendre dans la rue pour foutre un bordel salvateur ! Moi qui m’étais toujours cru réformiste, voici que je me découvre révolutionnaire bon teint. A 77 balais ! Bah ! Marxiste tendance Groucho, why not ?
Whit God on our side
La formule est inscrite sur un de leurs billets, un dollar je crois. Mais ce n’est que symbolique. Je me réfère à l’excellente étude de M. Singaïny dans le JIR Hebdo. Les pères fondateurs des States, Roosevelt, Washington et autres, ne laissaient à Dieu qu’un rôle de Créateur mais ne le laissaient jamais intervenir dans les affaires des hommes. Aujourd’hui, le grossier président décoloré se prend pour Jésus lui-même ! Il n’a été « que » blessé à l’oreille lors d’un attentat dont les observateurs les plus indulgents se demandent encore s’il était « vrai ». Peu importe. Selon Trump, c’est Dieu lui-même qui l’a sauvé pour lui permettre de remettre de l’ordre dans les affaires du monde. Du coup, voilà Dieu qui s’installe à White House et on va voir ce qu’on va voir ! Pour ma part, je vois que lorsque ce Dieu d’amour et de miséricorde est intervenu, ce fut pour atomiser Sodome et Ghomorre parce que leurs habitants aimaient baiser ! Aujourd’hui, Dieu guide la main de Trump pour exterminer des millions de Palestiniens. Mais ne dit rien concernant le fou de Moscou. Entre cinglés, on se comprend n’est-ce pas ? Ah oui ! Son Dieu lui a aussi demandé d’annexer Panama, le Groenland et le Canada. Il en a les moyens : pourquoi se gêner ?
Whit God on our side.
Hitler pas mort : Un camp d’extermination en Arizona
Donald Trump a trouvé « la » solution pour se débarrasser des immigrants illégaux aux States : dans le désert aride de l’Arizona, il a fait construire des baraques sans lit, sans eau, sans électricité, sans cuisines, sans w.c. Que les internés se débrouillent comme ils peuvent ! Et personne ne dit rien. Vous savez à qui il me fait penser, le président américain ? A « Ça », l’effrayant clown assassin de Stephen King. En pire.
« Selon que vous serez puissant ou misérable… »
Edouard Philippe et deux de ses anciens ministres de la Santé ont été innocentés de leur incroyable impéritie lors des crises caniculaires et de Covid : pas responsables, a dit le tribunal de la République. Qui est donc responsable ? Ça, la Cour de Justice n’a pas osé le dire. Dans le même temps, des propriétaires d’immeubles de Marseille ont été lourdement condamnés pour avoir laissé s’effondrer un immeuble d’habitation ; il y eut des morts. Je ne dis pas que ces propriétaires ne sont pas coupables : ils n’ont pas effectué les réparations et consolidations qui eussent pu sauver des vies. Mais les ministres ont aussi sur la conscience la mort de tas de braves gens que la République n’a pas voulu prendre en compte. Qu’on m’explique !
Au boulot les boulangers !
Je ne comprends pas : la Fête du Travail est depuis longtemps un symbole, un symbole très fort. Même nous, les journalistes, ne faisons rien paraître ce jour-là. Voici que le Parlement français fiche cette mesure à la poubelle en autorisant les boulangers à produire ce jour-là ; et à autoriser leurs employés volontaires à travailler. Comme si les Français allaient périr d’inanition sans pain. Nos boulangers sont des artisans, mieux : des artistes salués dans le monde entier pour leur excellence. Il me semble qu’il suffit d’acheter le double de ce que l’on consomme en prévision du lendemain car nos produits de boulangerie peuvent très bien se réchauffer à la maison. Je ne comprends pas : on fout les symboles comme un bonnet, par-dessus les moulins. Y’a plus que le pognon qui importe.
Je me sens vraiment plus à ma place dans ce monde qui détruit toutes les valeurs qui nous étaient chères.


