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​Les Chroniques de Tonton Jules #128- Humour ou désespérance ?

Coucou, me revoilou ! Après avoir récupéré mon second oeil par les bons soins de saint-Michel, un orfèvre, j’vous dis. Un sacré beau cadeau de Noël qu’il m’a offert là. Certains ne seront peut-être pas d’accord et vont vouer le cher homme aux Gémonies pour la seule raison que ma vue 10/10 récupérée me permet de mieux voir ce que l’on voudrait celer ? A cela un bon conseil : "Quand on grimpe au cocotier…"
Ecrit par Jules Benard – le mardi 27 décembre 2022 à 09H02

Mayotte, la désespérance

J’ai vécu quatre années pleines à Mayotte, de 1981 à 1985. Avec mes trois années à Madagascar (La Sakay, 1969-1973), ce furent les plus belles années de ma vie avec l’année et demie que je passai en qualité d’instituteur à Marla.
C’était après le Mémorial, grâce à mon ami Vaxelaire, qui m’avait titillé juste assez pour que j’y aille voir.
Mayotte, alors, était un pays de rêve, des gens aimants, poètes, chanteurs, musiciens, gastronomes pauvres mais gastronomes quand même…

D’avoir transformé Mayotte en "Territoire français" a eu le même effet que le papillon et la lampe : la pauvreté environnante a créé les kwassa kwassa et leurs milliers de morts. Tragique, inadmissible. A qui la faute ? Mayotte, durant mes quatre années là-bas, était un pays de rêve. C’est devenu l’empire du cauchemar. Aujourd’hui, tu me paies le voyage et l’hôtel, je refuse. 

La journée du "pull de Noël"

L’être humain est devenu si vain qu’il ne sait plus quoi inventer pour donner l’impression qu’il pense.
Ainsi des "Journées de…". J’apprends ainsi qu’il y aurait une journée du pull de Noël. Bof ! Ben il me vient des idées, comme ça, vous me connaissez : une journée soutif ; une journée cabobandésanapointla raison ; une journée cordonmoresse ; une journée po"rte-à-gauche/porte-à-droite" …  Si vous avez des suggestions, je prends.

Exploiter la Lune !

Voilà qu’on songe à exploiter les incontestables richesses minières de notre satellite. On n’y est pas encore mais y’a du blé à s’faire, les potes ! On a déjà épuisé les mines de la Terre mais le pognon n’a pas de distance, encore moins d’années-lumière, et les milliardaires qui nous gouvernent n’en ont pas assez : y’a du pognon, là-haut, faut le capter !
Merci Macro(n) ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas et je n’admets pas que l’on aille engranger des milliards dans un hypothétique profit dans les étoiles alors qu’il y a tant de misères à soulager ici.

Menus de Noël : huîtres, foie gras etc ...

Je n’ai jamais aimé les fêtes préprogrammées, Noël, Fête des Mères, etc.  On m’a toujours dit que Noël correspondait à la naissance d’un homme extraordinaire. Je confirme, moi l’agnostique. Cet homme extraordinaire a existé. Il a dit "Aimez-vous les uns les autres !". Comment lui prouver le contraire ????? C’est un agnostique qui vous le dit … Au fil des dizaines d’années le long desquelles j’y ai réfléchi (oui ! il m’arrive de penser), j’ai de plus en plus détesté l’obligation de m’amuser sur commande. C’est une honte ! Noël, comme Pâques, comme la Fête des Mères, n’est plus qu’une fête commerciale (voir les pub télé) ! Nous avons laissé les grandes surfaces nous bouffer l’âme. Ça fait honte. Les huîtres, le foie gras, ça vous branche ? Moi pas. J’admire le boulot des ostréiculteurs. Ça les rend rarement riches. Moi ? Je ne crache pas sur les huîtres, palourdes et autres coques, non ! C’est philosophique : je ne peux manger un être vivant, c’est tout. Mais je vous aime quand même.

"Vizi, c’est fini !"

On dit qu’une année finit rarement comme elle a commencé. C’est l’amer constat de cette fin 2022 : il est toujours triste de voir disparaître un organe de presse quel qu’il soit. Il y a dans ces journaux des gens qui y mettent leurs tripes. Et derrière ces employés, des familles qui ne méritent pas de se retrouver à la soupe populaire. Lorsque Témoignages a connu ses pires difficultés, j’y suis allé de mon obole, moi, "l’anti-communiste primaire et viscéral", comme ce même Témoignages m’appelait alors sous prétexte que je passais mon temps à les moucater : j’achetais chaque matin l’organe du PCR. Pour le principe.

Chacun a ses préférences, à droite, à gauche, au centre… Moi, vieux gaulliste de gauche, je ne prise rien tant que Marianne, lequel hebdo n’a jamais été très tendre avec le grand Charles. Je n’ai jamais apprécié la dérive droitière du Figaro ; ce qui ne m’a jamais empêché de porter aux nues leur éditorialiste et académicien d’Ormesson, un des plus grands écrivains de France.
Ceci pour dire que toutes les opinions sont honorables, surtout celles qui nous révulsent car provenant d’écrivains ayant des couilles au cul ! Et là, stupeur, effroi, incompréhension, un simple hebdomadaire de programmes TV, Visu, passe à la trappe pour punir (il n’y a pas d’autre mot), pour punir Jacques Tillier d’oser faire chier le monde.

SOMMES-NOUS ENCORE EN DÉMOCRATIE, NON DE DIEU DE BORDEL DE MERDE ? On sait que je n’ai pas du tout les opinions politiques de Tillier. Comme je n’ai jamais partagé les opinions de Raymond Lauret, communiste mais nul n’est parfait …, de Raymond Lamonge, autre coco estampillé PCR et fusible préféré de Claude Hoarau, … la liste de mes amis-ennemis serait trop longue. Ce que je veux dire, que j’affirme, que je répéterai sans cesse, c’est qu’on est opposés sans être ennemis ! Et là, parce que Tillier la ramène trop, on lui coupe le sifflet. Je ne sais quelles pressions Alfred Chane-Pane a subies mais je le connais, il n’a jamais été méchant homme et rend volontiers service. Il m’en a rendu à moi !

Pour se prêter à cette forfaiture anti-démocratique, faut-il qu’il ait dû avoir trop d’ennuis ! Je vois derrière les emmerdes de Tillier (et du JIR, tout confondu) la main d’une Présidente qui ne rêve rien tant que devenir la 1ère présidente d’une Réunion indépendante.
A la place qu’elle occupe, elle peut pratiquement tout se permettre. Comme couper les têtes qui dépassent. En se foutant comme de l’An quarante des centaines de familles qu’elle plonge dans les affres de l’incertitude ! Eh ! "Madame Renards", as-tu seulement songé aux centaines d’enfants qui, grâce à ton ivresse de puissance, ne pourront aller à la Fac ? Tu vois, Huguette, j’étais de tes plus fervents soutiens lorsque tu t’es insurgée contre les diktats de ton parti. Ben… Tout le monde peut se tromper.

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