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L’éleveur jugé pour avoir abattu un chien devra revenir le 3 mars devant la justice

Ecrit par Prisca Bigot – le lundi 2 mars 2026 à 07H19

Poursuivi pour atteinte volontaire à la vie d’un animal domestique après l’échec d’une CRPC, un éleveur de cerfs devait comparaître devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre. Son procès a finalement été renvoyé au 3 mars.

La salle du tribunal de Saint-Pierre était, ce jeudi 26 février, remplie des soutiens de l’éleveur de cerfs Laurent Ferrère. Le 3 septembre 2025, il a abattu d’un coup de fusil un chien qui tentait d’entrer sur son exploitation de Piton Saint-Leu. La propriétaire de l’animal a porté plainte.

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Des soutiens venus du monde agricole, mais aussi du monde politique, avec la présence des candidats aux municipales Antoine Fontaine et Jean Gaël Anda, ainsi que du monde associatif, étaient présents. Parmi eux, Laurie Carlotti, présidente de Pa d’Ac, une association qui travaille à une meilleure prise en compte des situations humaines et sociales dans la lutte contre la maltraitance animale.

"Finalement, on ne retrouve au tribunal que les éleveurs qui sont condamnés des suites de l’inconséquence des propriétaires. Cela crée un sentiment d’impunité", analyse Laurie Carlotti. "Il y a des arrêtés municipaux dans toutes les communes. Quand le chien n’entend pas le rappel ou n’est pas suffisamment bien éduqué, normalement on est censé le garder en laisse", défend la présidente de l’association de protection animale.

L’avocate de l’éleveur étant finalement retenue aux assises, le procès a été renvoyé au mardi 3 mars. Laurent Ferrère aurait préféré que "cette histoire se termine aujourd’hui". Même s’il a refusé la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) pour des débats publics, comparaître pour la première fois devant un tribunal lui laisse un goût amer.

"Mon troupeau subit des attaques de chiens incessantes et on se sent un peu mal. On ne voit pas le bout du tunnel". L’éleveur demande une réelle prise en charge de la problématique de l’errance animale à La Réunion. "On va se défendre en lieu et en heure même si le cri qu’on peut pousser est sourd."

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