Revenir à la rubrique : Faits divers

Le Tampon : Sa nièce l'accuse de harcèlement sexuel, le tribunal le relaxe

Un Tamponnais de 55 ans a été relaxé de harcèlement sexuel envers sa nièce, ce jeudi par le tribunal correctionnel de Saint-Pierre.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 27 mai 2021 à 20H39

"Tu veux prendre une douche avec moi ?". "Tu veux coucher avec moi ou participer à un plan à 3 ?". "Tu veux me filmer lorsque je masturbe ?". Une jeune femme de 26 ans a affirmé avoir reçu ces propos déplacés de son oncle de 55 ans. 
 
Poursuivi pour harcèlement sexuel, ce jeudi, le Tamponnais a balayé les accusations qui pèsent contre lui. "C’est tout faux. Je n’ai pas grand chose à me reprocher. C’est vrai que je n’ai pas été un mari fidèle. Mais, je n’ai jamais dit ça. Je suis un chef d’entreprise et père de trois enfants", assure-t-il à la barre, dans sa chemise immaculée. Et d’ajouter : "Je l’ai prise sous mon aile car elle était perdue".
 
A la tête d’une station-service sur la commune du Tampon, l’oncle embauche sa nièce en 2019 "pour faire du social". La jeune fille est alors victime de propositions indécentes à répétition de celui qui prétendait l’aider. Lasse, elle décide alors de quitter l’entreprise familiale à l’amiable avant de porter l’affaire aux gendarmes.
 
Au fil de l’enquête, les militaires recueillent les témoignages d’anciennes salariées de la station-service faisant écho de blagues grivoises, d’invitations insistantes, de comportements irrespectueux émanant du patron.
 
Interrogée, la famille du chef d’entreprise n’est guère surprise par les faits qui lui sont reprochés. Bien au contraire. Elle se range d’ailleurs du côté de la nièce.
 
Confronté à tous ces éléments, le quinquagénaire campe sur sa position sans trembler. "Je suis quelqu’un de respectueux, de droit, de généreux dans la mesure du possible", conclut-il.
 
A l’heure des réquisitions, la procureure Caroline Calbo a fermement condamné les agissements du prévenu. "Ce n’est pas comportement digne d’un patron respectueux. Il est important de réprimer le harcèlement sexuel", déclare-t-elle avant de requérir six mois de prison avec sursis.
 
Le conseil de la défense représenté par Me Farid Issé a mis exergue l’absence totale de preuves dans cette affaire avant de plaider la relaxe. "Le doute doit profiter mon client", lâche-t-il. Des arguments qui ont manifestement convaincu le tribunal qui relaxé le Tamponnais. 
 
 
 
 
 
 
 

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :