Le spectaculaire enrochement des Roches noires a commencé

La phase préparatoire amorcée hier était sans commune mesure avec les travaux déployés depuis ce vendredi matin sur la plage des Roches noires.
Trois pelleteuses, des camions-bennes qui font l'aller-retour avec des blocs rocheux pouvant peser jusqu'à 3 tonnes, le bruit impressionnant des blocs qui sont chavirés sur la rue des plages, l'image de carte postale en prend un coup mais c'est la sécurisation de l'arrière plage qui est en jeu. Et avec elle la sécurisation d'habitations pied dans l'eau, de restaurants, d'une mairie annexe ou encore d'une gendarmerie, rien que ça.
"Le camion dépote les blocs sur le matelas de sable disposé hier. Je réceptionne les rochers avec la pelleteuse avant de les basculer en contre-bas pour mon collègue", explique tranquillement David, conducteur de pelleteuse pour la société de BTP Law-Yat. La tranquillité et la maîtrise de ses gestes sont en effet requis pour cet exercice.
L'enrochement sera libre, non colmaté par du béton coulé
En contrebas, deux autres engins, dont les chaînes sont claquées par une houle modérée, réceptionnent les blocs. Une première digue a été postée à environ 10m de l'ancien mur depuis ce matin.
"On a d'abord fouillé le sable dans la mer pour bien enfoncer les premiers blocs sur environ 1m50 de profondeur", explique Fabrice, le second conducteur d'engin. Progressivement, les rochers viendront coller à ce qu'il reste de l'esplanade. Mais l'enrochement sera libre, c'est-à-dire non colmaté par du béton coulé, pour ne pas reproduire les erreurs urbanistiques passées.
Le week-end arrive, mais pas question de baisser en charge. "Nous serons là demain samedi et dimanche, urgence oblige", rigole David. Il est temps de reprendre les manoeuvres. Un autre poids lourd vient décharger ces blocs qui "viennent de Saint-Gilles les hauts au niveau de la voie cannière". Il faudra 15 jours pour découvrir le nouveau visage (partiel) des Roches noires, et croiser les doigts en guettant la formation de météores dans la zone.


