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Le snacking sensibilisé au "bien-manger"

La Cité des Goûts et des Saveurs de l'URMA de Sainte-Clotilde a clôturé ce mercredi une formation innovante visant à transformer la scène du snacking en proposant des produits plus diversifiés et respectueux de l'environnement. Une formation qui ciblait spécifiquement les acteurs du snacking, en particulier ceux situés à proximité des établissements scolaires.
Ecrit par S.I. – le jeudi 7 mars 2024 à 12H06

L'objectif clair de cette initiative était d'inciter les entreprises de snacking à diversifier leur offre alimentaire tout en promouvant des choix plus équilibrés. Bernard Picardo, président de la Chambre de métiers et de l'artisanat, souligne que l'accent est mis sur la qualité des ingrédients et les méthodes de préparation pour offrir des produits de qualité aux jeunes consommateurs.

"Nous voulons montrer que même pour un snack-bar, il est possible de proposer des produits de qualité", insiste le président, saluant les chefs d'entreprises engagés dans cette démarche. Il souligne également l'importance de cette initiative dans un contexte local marqué par des problématiques de santé telles que le diabète et l'obésité.

Dans la quête d'une alimentation plus équilibrée, il n'est pas toujours nécessaire de se tourner vers des produits bio ou onéreux. Ici, l'approche est différente, privilégiant des options facilement disponibles dans le commerce, explique Claire-Marie Mussard, conseillère et formatrice en agroalimentaire pour les entreprises artisanales à la Chambre de métiers.

Plus de protéines végétales

Pour la formatrice, la clé ne réside pas dans la préparation quotidienne de plats coûteux mais plutôt dans l'optimisation de la diversification des repas sur une semaine. "Pour la fabrication du pain, nous avons vu qu'il n'était pas aussi cher si on le prépare soi-même, même si cela demande de l'organisation", indique-t-elle.

Les sauces, quant à elles, prennent la base du fromage blanc auquel s'ajoutent des épices et condiments variés telles que le curry, le paprika, le sel, l'ail, le poivre, le thym, et bien d'autres. Caviar d'aubergines, houmous, tzatziki prennent aussi place sur les comptoirs. "Pour les gâteaux, il n'y a quasiment pas d'œufs et nous sommes plutôt sur des protéines végétales comme les haricots rouges, de la betterave ou de la carotte. Tout est fait dans une texture un peu molle pour que ça puisse prendre avec les autres ingrédients", poursuit Claire-Marie Mussard. Idem pour les steaks qui peuvent être remplacés par des galettes végétales (à base de lentilles, carottes, etc).

Après cette première session de formation, qui s'est déroulée à la Cité des Goûts et des Saveurs de l'URMA à Sainte-Clotilde, deux autres sessions sont prévues prochainement, aux antennes Est et Ouest de la Chambre de métiers.

 

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