Le longose parasite décortiqué : les collégiens d’Elly niquent le CNRS !

C’est à se demander pourquoi on nous rebat sans cesse les oreilles avec le coût exorbitant de la recherche scientifique…
Voici que des collégiens de l’Est, dûment chapitrés par leur principal Elly (vieille connaissance du temps de Marthe-Robin) viennent de mettre à nu les vertus du longose.
Pour ceux qui ne connaissent pas : les touffes de longose se trouvent au bord des routes, essentiellement dans les hauts. Plante parasite, invasive, nuisible car se propageant au détriment de notre flore endémique.
Le longose offre de très belles fleurs. J’ai même entendu une fois un guide dans un car de touristes sud-africains faire croire à ses passagers que c’était des orchidées !
Nos collégiens de l’Est ont étudié cette plante sous toutes les coutures. Mais au lieu de bénéficier de toutes les installations d’un centre de recherches officiel, ils ont mené leur affaire avec une cocotte-minute, un alambic bricolé par eux-mêmes et un micro-ondes !!!!!
Ils ont alors découvert que cette peste végétale avait bien des vertus, utiles, voire indispensables : des anti-bactériens, des anti-moisissures, des principes thérapeutiques également. Ils en ont notamment trouvé un pouvant s’appliquer comme pesticide non chimique, essentiel pour l’écologie.
Jacques Lougnon disait que si toutes les plantes parasites étaient aussi délicieuses que le goyavier, ce serait formidable. Il sera heureux, là où il est, de voir que nos jeunes l’ont entendu.
Il ne leur reste plus qu’à envoyer le tout, clé en mains, à ceux qui nous gouvernent. Mais ces derniers sont-ils capables de mettre leur orgueil de côté en acceptant les leçons d’une bande de collégiens enthousiastes et démerdards ?
Bravo les jeunes ! Pour vos prochains essais, je vous propose la vavangue ; lo graine galabert (les feuilles et racines sont anti-fièvre, on le sait) ; la patate cochon (y en a plein dans nos ravines) ; la pagotte ; la fraise crapaud ou fraise do lo (immangeable)…
Qui sait, vous y dénicherez peut-être un antidote au mauvais goût musical, une potion contre les politiciens corrompus, un vaccin contre l’ultralibéralisme, ou la solution à la quadrature du cercle.
Vous êtes les meilleurs.
Jules Bénard


