Le Créole réunionnais bientôt enseigné dans les lycées de métropole

“Je suis convaincu que l’on ne peut être passionnément Français que si l’on a su demeurer intensément soi-même, avec ses racines locales, son histoire, sa culture, voire sa langue”. Ces propos, Nicolas Sarkozy alors candidat à l’élection présidentielle, l’a tenu devant 4.500 Ultramarins, en mars 2007.
Cette promesse électorale s’est concrétisée en l'expérimentation, à la rentrée 2008-2009, de l'enseignement du Créole dans les lycées Paul Eluard (Saint-Denis) et Léon Blum (Créteil) de la région parisienne.
Ce projet lancé par Patrick Karam, délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, et Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, propose depuis la rentrée scolaire, trois heures de créole à ces lycéens de seconde.
“La section Première sera ouverte pour 2009-2010, et la Terminale en 2010-2011. Car, nous avons fait du Créole, une Langue vivante 2 ou 3. La note comptera pour le baccalauréat”, explique Patrick Karam.
Pour l’heure, seul le Créole de La Guadeloupe et de La Martinique sont enseignés en métropole.
“Nous ouvrons les sections en fonction de la demande. Au mois d’août 2008, nous avions qu’une seule demande pour le créole de La Réunion. Nous espérons en avoir suffisamment pour ouvrir une classe pour la rentrée 2009-2010”, poursuit le délégué interministériel, l’une des chevilles ouvrières de la conception et de la mise en place de ce projet innovateur.
Car, le gouvernement et Patrick Karam sont allés au delà de ce qui est inscrit dans la Constitution en matière d’enseignement de Langues et cultures régionales.
“Avec le président de la République, nous voulions que le créole réunionnais ou antillais, le breton ou le corse soit enseigné ailleurs que dans sa région d’origine, lorsque la demande sera suffisamment importante”, a conclu Patrick Karam, délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer.


