Le commandant de bord et son équipage vous souhaitent la bienvenue...

Grâce à d’ incongrus sondages et enquêtes d’opinions en bisounours land , l’on apprenait brièvement sans trop d’éclat dans un détour d’un entrefilet discret funeste d’une pignouferie de presse conforme au cri du gallinacé chapon de lait label rouge franchouillard invectivant sur son tas de fumier , qu’au mois d’août dernier, que Roissy se classerait sans aucun mal parmi les aéroports internationaux les plus pourris du monde et que les fumets de caca qui y règnent parfois étaient en réalité destinés à en faire fuir la clientèle voulant s’approprier les lieux pour y dormir par temps de grève, d’autant que le parti pris par ADP serait de tout faire pour éviter que les gens dorment par terre ou sur les banquettes de l’aéroport. Lorsque l’on connait les péripéties atmosphériques de décembre dernier avec le réchauffement climatique d’un banal hiver, l’on a redécouvert une autre facette du modèle d’ aéroport français je parle de Roissy Charles de Gaulle l’on pourrais aussi bien évoquer le cas de Gillot Rolland Garros : ce qui semble être totalement désorganisé à l’intérieur se perçoit parfaitement très bien à l’extérieur…
Décembre 2010 : surprise et consternation, il neige en hiver à qui mieux-mieux que mieux de la neige ne Hiver.
Alors que les stratèges occidentaux auraient parié gros sur un absolu réchauffement climatique qui n’en finit pas de ne pas arriver, nonobstant en oubliant tous les précédents hivers sévèrement rigoureux, certains diront qu’il aurait été prédestiné de se la jouer piano sur les mesures à mettre en oeuvre en cas de problèmes atmosphériques.
Avec les rafales à répétition en début d’année 2010, et le volcan Truc machin chose au nom Turc indéchiffrable d’Islande , n’a apparemment pas tout à fait été utile : déjà à l’époque, la pagaille pour na pas dire le bordel bien français avait rapidement gagné les aéroports et des grappes de voyageurs hagards erraient de salles bondées en terminaux remplis. On se souviendra d’ailleurs qu’en douce France, pour faire bonne mesure, on avait ajouté les arrêts de travail d’une certaine catégorie de profiteurs syndiqués de la SNCF aux problèmes inopinés et pas syndicaux des transports aériens.
Bref pour la parabole atmosphérique entre sismicité volcanique ou congère de neige, c’est la panique le bazar et surtout, le manque total d’organisation et d’information vis-à-vis des éphémères passagers en transit. Les compagnies, pour certaines non lowcost, tentent de loger leur voyageurs. Pour d’autres, elles abandonnent le routard aérien à son funeste sort. Et les enquêtes diligentées par les différents services de l’intelligentsia "compétents" du gouvernement pour tenter d’y voir plus clair aboutissent à la conclusion… que tout est vérolé sous les soubassements.
Oh, ce n’est pas dit comme ici à la manière Cambronne, bien assurément. Nos éminents technocrates hauts fonctionnaires y trouvent des moyens plus enjouer et diplomatiquement plus politiquement correct pour venir enrober la sinistre et triste vérité.
Mais pour le bouquet final la conclusion reste la même un florilège d’artifice : les problèmes neigeux furent largement sous-évalués, et le manque de glycol (destiné à dégivrer les couscoussiers ) problème qui n’a été constaté que bien trop tardivement. Quant à la gestion du flux de voyageurs, elle fut distinctement scandaleusement calamiteuse, oscillant entre le zéro absolu du Démerdez-Vous et le minimum humain lorsque la grogne et la mayonnaise a trop monté pour virer en soupe raté.
Il faut dire aussi que suite à un accident sur les aires de dégivrages, le rendement des équipes a été divisé par deux, surtout parce qu’ils ont "exercé leur droit de retrait" (ils ont fait grève). Oh. Zut et petite crotte de lapinou les camions étaient bloqué sur les patinoires à se distraire au hockey roller ball .
Il fallait aussi ajouter que, suite à la grève d’une authentique frange de personnel de la principale usine de production de glycol à Fos-Sur-Mer, la pénurie s’est rapidement fait ressentir en France. Et merde alors putain de fumistes CGTISTES .
L’addition de toute cette irréversible pagaille, et si on ne tient même pas compte des dommages collatéraux aux bestiaux de bestiaux de passagers concernés, montera semble-t-il plus haut que celle du volcan. Eh oui désespérément bienvenu chez les gauloiseries franchouillardes : un événement impromptu et totalement imprévisible comme un volcan qui entre en éruption revient finalement moins cher que deux chutes de neige banale d’un mois de décembre. La qualité générale des services publics français, avec la réponse lumineuse des services de l’état à ce genre de défi laissent épisodiquement pantois.
Cambronne


