Le blanchiment expresse des dents s'installe à la Réunion

Café, tabac, alimentation (très) épicée, tous les plaisirs finissent par vous remercier un jour ou l'autre. Et lorsque les dents sont en première ligne d'un échange en société, il y a de quoi s'inquiéter et se prendre en main. "Le concept débarque à la Réunion, il existe depuis quelque temps en métropole, alors qu'il est présent depuis une décennie aux Etats-Unis", affirme Leïla Malagouen, gérante d'une société spécialisée dans le blanchiment des dents.
"Mais la grande nouveauté", précise-t-elle, c'est la chasse au peroxyde tellement montré du doigt. Un composé largement utilisé il y a encore deux ans que ce soit par les dentistes ou les instituts de blanchiment dentaire.
Les hommes autant que les femmes
Comme les tatouages temporaires, ce blanchiment plié en 20 minutes chrono séduit de plus en plus d'autant qu'il possède un côté réversible qui peut rassurer. Leïla Malagouen explique le processus. "Après avoir déterminé la teinte de vos dents avant le blanchiment à l'aide d'une échelle de coloration, puis un nettoyage des dents pour une meilleure application, j'applique le gel de blanchiment sur une gouttière sur les dents du haut et du bas".
Le tour est joué en 20 minutes. Là encore, le procédé peut détoner. Une lampe led un peu spéciale qui est placée devant la bouche du client dégage une lumière bleue (attention, il ne s'agit pas d'UV même si le parallèle est tout trouvé) censée fixer le gel sagement bloqué par la gouttière. Ce procédé par électroluminescence donne un petit côté futuriste qui n'est pas pour déplaire à une clientèle en attente d'une solution simple et sans passer par la case "dentiste".
Quant au profil des personnes qui franchissent le pas du nouvel institut de Saint-Gilles, c'est simple, il n'y en a pas. "De 18 à des âges plus avancés, je vois de tout le monde, aussi bien des hommes que des femmes", voilà qui peut faire tomber bien des préjugés. Hier encore, une maman venue accompagner sa fille promettait de se lancer si les résultats s'avéraient probants sur sa pionnière de fille.
"Vous reviendrez !", lance la gérante qui parle d'un résultat visible sans l'ombre d'un doute. "On gagne de 3 à 7 teintes. Il y a un vrai effet de blanchiment au bout de la première séance", approuve-t-elle. Pour de meilleurs résultats, les séances peuvent se renouveler. "Une teinte dure entre six mois et un an, ça dépend du mode d'alimentation de la personne", précise Leïla Malagouen.
Pas le même boulot qu'un dentiste
Mais bien consciente de ne pas faire de la médecine, la gérante tient à se prémunir contre tout quiproquo avec le travail du dentiste. "Si un client arrive chez moi avec du tartre sur les dents, je lui dis d'aller chez le dentiste avant". Mais la concurrence du détartrage traditionnel chez le dentiste n'est peut-être qu'un épouvantail. Aux dernières nouvelles, la concurrence sur le créneau du blanchiment des dents, véritable phénomène naissant, est sur le point de gagner l'île.



