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Le Alikanicross revient plus fort cette année

Courir aux côtés de son chien et pour la bonne cause, c’est le format que propose l’association ALIKA le dimanche 2 juin à l’Etang Salé.
Ecrit par Ludovic Grondin – le dimanche 26 mai 2024 à 14H09
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Le galop d’essai de l’an dernier a permis de jauger le degré d’attente des participants. La multiplication des courses cette année témoigne de cet engouement. Le "Alikanicross" revient avec beaucoup plus de courses qu’en 2023. "On avait dû refuser des participants et on avait même eu des demandes pour en faire deux par an", s’en souvient Marie Polio, présidente de l’association ALIKA (qui signifie « chien » en malgache), "mais nous ne sommes que des bénévoles et ça demande une grosse organisation".

Pour ceux qui avaient donc manqué le coche, ils auront l’occasion de se rattraper le dimanche 2 juin. De 9 heures à 16 heures, la jeune association de protection des animaux proposera plusieurs courses ouvertes aux tandems maître et chien. En tout, quatre départs seront donnés, deux le matin et deux l’après-midi sur des distances de 5 km et de 10 km pour les plus affûtés pour de la course à pied en binôme.

Le point de rassemblement donné à l’ombre de la forêt d’Etang Salé au niveau du Croc Parc servira naturellement de moment de diffusion de la bonne parole des gestes à adopter lorsque l’on détient un animal même si on présume que les futurs participants sont déjà sensibles à la cause.

L’argent récolté des participations servira à irriguer les stérilisations de chiens ou de chats ou pour des soins. L’association oriente son action en trois pôles que sont en premier lieu la prévention, puis la stérilisation et, lorsque malheureusement ces deux étapes n’ont pas été respectées par des propriétaires démissionnaires, la prise en charge des chiots et chatons abandonnés ou des adultes qui auraient connu une vie de famille pour une adoption soit à La Réunion soit en métropole.

Les chiens et chats communautaires pour éviter le tout euthanasie

L’association ALIKA, en lien avec Apeba, montre également le chemin vers la plus grande utilisation de l’outil dit des « chiens communautaires » ou du « chat libre ». Il s’agit d’une politique de lutte validée par le préfet en 2019 et même adressée directement aux 24 maires dans un Guide de l’errance animale publié cette année-là.

Cet outil est, dans les faits, surtout à la charge des associations, comme souvent. "Nous capturons et stérilisons des chiens et chats dont le comportement a été évalué par un vétérinaire avant remise sur site puis il y a une continuité avec une personne désignée pour le nourrissage", explique-t-elle le principe du chien et chat communautaires. Concernant l'association ALIKA située à Saint-Leu, la mairie a simplement autorisé les bénévoles d’ALIKA de le faire sur le territoire communal pour tenter de faire diminuer la pression des naissances.

Depuis quelques mois, Saint-Denis, Saint-André (avec APEBA) et donc Saint-Leu sont les villes test sur ce dispositif en espérant que plus de villes s'impliquent évidemment.

"Les chiens divaguants sont faciles à attraper pour les fourrières, le plus souvent à proximité de la cour de leur maître. Alors que pour nous, les chiens sauvages ce n’est vraiment pas la même chose. Il faut parfois passer une journée pour les capturer. Ils acceptent d’être nourris mais ils ont très peur de nous. Si on arrive à neutraliser leur fertilité et à les remettre sur site et que tout le monde fait ça, c’est comme cela qu’on pourra endiguer le problème mais certainement pas en enlevant tous les sociables et en les euthanasiant", ajoute Marie Polio.

Autant de messages qui atteindront peut-être un jour les maires…

Les inscriptions sont ouvertes ici

Etiquettes : Chien | Errance animale

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