Le 1er vice-président de l'IRT démissionne et charge Pierre Vergès
Aucune image à la une trouvée pour cet article.
Jean-Yves Langlois était 1er vice-président de l'IRT. Je dis "était" parce qu'il a démissionné le 8 mars dernier. Ce n'est donc pas n'importe qui et il a une parfaite connaissance du fonctionnement de l'association en charge du tourisme à la Réunion dont le budget, rappelons-le, est d'environ 13 millions d'euros dont l'essentiel en provenance de la Région.
Les 10 pages de son courrier ne sont qu'une longue suite d'accusations portées contre Pierre Vergès, faisant état parfois de simples dysfonctionnements, mais portant souvent à mots couverts des accusations de malversations à l'encontre du président et de son équipe, notamment en matière de passation de marchés publics.
Certaines décisions du Président Pierre Vergès seraient-elles illégales ?
Le début du courrier porte sur le mauvais fonction administratif de l'association.
Jean-Yves Langlois rappelle dans les premières pages de sa contribution que le commissaire aux comptes avait constaté un certain nombre d'anomaies et qu'il avait fait, le 16 novembre 2009, un certain nombre de préconisations visant à ce que l'IRT, dorénavant, travaille en respectant la loi et ses statuts.
Parmi les dysfonctionnements, l'ancien vice-président révèle que lors de la réunion de Bureau du 6 février 2009, il avait été "acté le principe d'une réunion de Bureau tous les 15 jours. Peu à peu, cette régularité a disparu pour donner lieu pour les 6 derniers mois de l'année à la tenue de 4 réunions de Bureau programmées". Et Jean-Yves Langlois de s'interroger sur un ton ironique : "A quoi doit-on cette dérive? L'IRT a t-elle moins d'activité? Y a t-il moins de décisions à prendre?", avant de rappeler au président Pierre Vergès que "seules les décisions prises au cours de ces réunions statutaires ont un caractère exécutoire et légal". Là aussi, sous-entendu : "Toutes les décisions que vous avez prises et qui n'ont pas été validées en Bureau, en Conseil d'administration ou en Assemblée générale sont illégales"... C'est le procureur de la République qui va avoir du travail...
Mais ce n'est qu'un début. Le meilleur est à venir...
A partir de la page 4 de son courrier (voir photo ci-dessus), Jean-Yves Langlois passe à une nouvelle série de dysfonctionnements touchant cette fois-ci aux délégations accordées par le président Pierre Vergès qui sont selon lui illégales, posant par là même la question de la légalité des décisions prises par les personnes ayant bénéficié de ces délégations.
Jean-Yves Langlois commence par énumérer la liste de ceux qui ont bénéficié de délégations : Catherine Gaud (trésorière), Marie-Pierre Hoarau (2ème vice-présidente), Ayub Ingar (membre du conseil d'administration), Paul Caro (3ème vice-président), Jean-Yves Langlois (1er vice-président), Yvon Virapin (trésorier adjoint).
Or, l'article 17 des statuts, fait-il remarquer, prévoit que "les délégations accordées par le Président ne doivent concerner que les vice-présidents. Ce qui est loin d'être le cas pour l'ensemble des personnes concernées et pose ainsi (le problème de) la légalité de la délégation accordée et celle des décisions prises"...
Et l'ancien vice-président de porter le coup de grâce sur ce point : "De plus, l'article 4 de l'arrêté de délégation stipule que la personne aura délégation de signature pour toute correspondance liée à sa mission sans pouvoir engager l'IRT avant accord du Bureau ou du Conseil d'administration". Or, remarque insidieusement Jean-Yves Langlois, "les PV des bureaux et conseils d'administration sur l'exercice 2009 ne font état du moindre rendu à ces deux instances".
Autrement dit, en langage courant : "Les correspondances envoyées par les personnes ayant reçu délégation dans le cadre de leur mission sont illégales puisqu'elles n'ont pas été validées en conseil d'administration ou en bureau"..
Voilà pour les accusations portées dans les 4 premières pages de ce courrier de 10 pages. Rendez-vous demain pour la suite...


