Laurent Berger refuse le poste de Premier ministre et avertit contre le Rassemblement national

Dans des entretiens accordés au journal Le Monde et à France 2, Laurent Berger a clairement écarté cette hypothèse, rappelant qu'il avait choisi de se retirer de la vie publique. Il a précisé qu'il ne s'était exprimé publiquement pendant la campagne électorale que pour contrer la menace de l'extrême droite. "Ce que je veux, c'est ne pas vivre dans un pays qui soit gouverné par le Rassemblement National", a-t-il martelé, critiquant le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella pour ne pas apporter de solutions aux enjeux économiques, sociaux, écologiques et démocratiques.
Laurent Berger a dénoncé le Rassemblement National comme "le parti de la peur", soulignant l'importance d'apporter des solutions concrètes face aux défis actuels. "Face à ces peurs, il faut apporter des solutions (...) à hauteur d'hommes", a-t-il déclaré. Il a également appelé à voter "en conviction contre le Rassemblement National", sans toutefois donner de consigne de vote explicite en faveur du Nouveau Front Populaire.
Bien qu'il ait soutenu l'idée de battre les candidats du RN, Berger a exprimé des réserves concernant certains aspects du Nouveau Front Populaire, notamment sur les sujets de la laïcité et de l'antisémitisme. "Je ne roule pour personne", a-t-il souligné, appelant à voter pour les candidats les mieux placés pour battre le RN, qu'ils soient issus de l'alliance de gauche ou de la majorité sortante.
Il a également encouragé les candidats arrivant troisièmes au premier tour à se retirer en cas de triangulaire pour maximiser les chances de battre le RN au second tour.


