La Saline : opération séduction et rénovation pour Emmanuel Séraphin

Médiathèque de la Saline, gymnase du collège Célimène-Gaudieux, piscine municipale de Vue-Belle ou réfection des trottoirs dans le bourg, la ville de Saint-Paul multiplie les chantiers sur la Saline et veut le faire savoir.
À l’ombre de l’ancienne usine sucrière, un groupe de marmaille attend patiemment le début de la visite de ce mardi matin. Ces deux classes de CM2 et de CE2 de l’école Jean-Albany et Aliette-Hortense vont pouvoir découvrir les prochains équipements qui leur seront accessibles dans les prochaines années.
Pour l’instant, les murs grisâtres en béton de la future médiathèque n’inspirent pas trop les enfants, mais l’évocation d’un espace dédié aux jeux vidéo intéressent déjà quelques têtes blondes. Coût du projet : 4,9 millions d’euros pour une livraison en 2026.
Après un rapide résumé de l’histoire du quartier et de l’usine, les élus, les marmailles et la presse se dirigent vers la piscine de Vue-Belle, fermée depuis plusieurs années. Dans les trois bassins, les ouvriers s’affairent à carreler le fond des piscines sous des bâches pour se protéger du soleil. “Tout le monde attend la réouverture de cette piscine”, se réjouit Emmanuel Séraphin. L’infrastructure souffrait de malfaçons, qui en plus ont été découvertes tardivement, entraînant de longs et coûteux travaux. Au total, le chantier va coûter plus de 3 millions d’euros pour une fin de chantier au premier trimestre 2025.

Des studios de jeux vidéo dans l’ancienne usine ?
"Sur tout le bassin de vie de la Saline, c’est un ensemble de chantier qui est lancé pour les habitants. On va bientôt lancer les travaux d’un gymnase pour le collège à presque 11 millions d’euros. Nous sommes aussi très fiers d’avoir terminé les travaux sur la toiture de l’église, la seule en style néo-gothique de toute l’île”, poursuit le maire. La majorité veut montrer qu’elle investit pour tous les bassins de vie, rappelant qu’en 2024, ce sont pas moins de 50 millions d’euros qui ont été déboursés par la collectivité.

L’élu se prête déjà au jeu d’imaginer ce qui pourrait advenir dans le futur des restes de l’usine. “C’est une surface énorme, près de 12.000 m². Un chantier comme celui-là serait très couteux et il faudrait trouver des financements. Nous sommes déjà en discussion avec le TO et la Région pour voir si nous ne pouvons implanter un site dédié aux ICC (industries culturelles et créatives). Une partie des bâtiments, dont des entrepôts classés, pourraient être mis à la disposition des associations de quartiers".
Un rêve encore lointain, mais qui pourrait être réaliste. En 2022, l'ancienne usine de Pierrefonds avait réussi à obtenir des fonds grâce à l'opération Loto du patrimoine, et un nouveau projet, incluant la construction de logements, est engagé.


