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La Réserve marine accepte les prélèvements de requins

Au bout de deux heures et demie de tour de table, Réserve marine et délégation surfeurs/pêcheurs sont sur la même longueur d'onde. La Réserve, elle, a validé les mesures émises lundi soir en préfecture.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 7 août 2012 à 19H07

La première à s'exprimer est la directrice de la Réserve. "Nous sommes pour la réduction du risque. Nous allons demander à participer aux mesures présentées hier en préfecture. Nous allons y participer activement", a affirmé calmement Soraya Issop-Mamode, et ce, malgré quelques invectives venues de la rue. Une bonne cinquantaine de manifestants avait eu le courage de rester jusqu'au bout de la longue réunion.

Un grand pas idéologique a été franchi cet après-midi. "On est pour une pêche préventive de sécurisation des usagers de la mer", a complété la directrice de la Réserve. En fait, comme depuis le début des tensions avec la réserve, celle-ci n'a eu de cesse de coller aux décisions de la Préfecture. Tout de même, le fait que sa représentante acquiesce finalement sur le principe des 20 prélèvements est vécu comme une grande avancée pour les pêcheurs et surfeurs. Conformément à sa ligne directrice depuis des mois, la directrice de la Réserve a rappelé que ces pêches allaient être "effectuées dans une zone déterminée", et qui reste d'ailleurs à... déterminer. Aux dernières nouvelles, la Préfecture y travaille. Un arrêté est annoncé pour cette fin de semaine.

 

"Ils sont avec nous", annonce Jérémy Attyasse de la ligue de surf au sortir de la réunion. Ce seront les premiers mots de la délégation. Les membres d'associations sont bien conscients des limites décisionnelles de la Réserve. "Ce ne sont pas les décideurs mais ils pourront influencer les décideurs", se réjouit Loris Gasbarre, président de Prévention Requin Réunion.

"D'un commun accord"

Dans la mêlée, Eddy Sault, pêcheur traditionnel, avance aussi dans ce sens. "C'est resté assez global mais ils sont d'accord pour un retour de la présence humaine dans la Réserve", explique-t-il. Un grand pas en somme. Le pêcheur, qui faisait partie de la délégation des six représentants s'avance un peu : "Le pêcheur sous-marin et le petit pêcheur tradi pourra exercer derrière la barrière de corail", mais toujours dans un contexte "encadré". Là aussi, les précisions devraient être discutées entre les acteurs dans les prochains jours. Les mots prononcés par la directrice du groupement d'intérêt public devraient le rassurer, lui et ses dalons de pêche : "Nous réaffirmons qu'une présence humaine est essentielle". Avant cette rencontre, le doute subsistait pourtant dans les esprits. Les pêcheurs n'ont eu de cesse de rappeler qu'ils avaient été écartés des décisions aux premières heures du GIP, en 2007, voire même depuis sa forme associative, en 1997.

"D'un commun accord, nous allons travailler ensemble avec un rythme de travail régulier", promettait pour conclure Soraya Issop-Mamode.

 

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