La réputation d'une commune

Saint-Louis est une agglomération de 51000 habitants environ, située au sud-ouest de l'île. ELLE A LA TRISTE RÉPUTATION D’ÊTRE " SALE" ET "VIOLENTE".
1)"SALE"? Elle l'est devenue au cours de ces dernières années : il faudrait être aveugle (même lorsqu’on est Saint-Louisien un peu chauvin) pour ne pas le reconnaître !!. Je ne vais pas chercher l'excuse que "d'autres communes de l'île sont également sales" ! A celles-ci "de régler leur linge sale en famille", de faire preuve de civisme et... de demander des comptes à leurs responsables municipaux ! Pour ce qui concerne "ma" commune, cette situation ne date pas d'aujourd'hui et remonte à bien plus loin que cinq ou six ans : elle s'est aggravée au fil du temps... Il y a bien sûr l'inconscience et le manque "d'esprit civique" de certains citoyens. MAIS , il y a aussi le laxisme, le manque d'autorité, la démagogie ou "le populisme" inexcusables des Elus. Les argument avancés : "ce sont des quartiers populaires" , "ils sont habitués à vivre au milieu des ordures" (SIC! ) sont inacceptables !!!
2) VIOLENTE ? PLUS VIOLENTE QU'AILLEURS?
Je ne le pense pas. DEUX "QUARTIERS" (trois à la rigueur) connaissent de temps en temps des poussées de violences, en même temps que d'autres coins de l'île (reproduction de ce qui s'est produit ailleurs?) des actes de délinquance ou d'insécurité qui découlent -à mon avis - de la promiscuité dans laquelle vivent les gens, de l'état de certains logements "dits sociaux ", du désœuvrement des jeunes et du chômage qui touche surtout les classes déshéritées... Cependant, je crois qu'à St-Louis, les élections se sont toujours déroulées dans une ambiance "chaude ", peu démocratique" et de violences. L'HISTOIRE POLITIQUE DE LA RÉUNION est connue pour ce qu'on a appelé "un folklore électoral" mais que je qualifierai d'une "HONTE A LE DÉMOCRATIE "! Mes parents racontaient toujours (j'étais encore jeune adolescent) dans quelle ambiance délétère se déroulaient les campagnes électorales. C'était disait-on "le western américain, sans chevaux"... Les partisans de chaque camp se tiraient dessus à coups de fusils ou de revolvers: il y avait souvent morts d'Hommes... Les "forces de l'ordre" appelées à la rescousse (?) n'hésitaient pas, dit-on, à faire usage de leurs armes : la façade de l’Église du centre-ville de St-Louis garde encore des stigmates de cette époque : plusieurs trous dans le mur auraient été provoqués par des balles de mousquetons... Les réunions des candidats étaient souvent perturbées. La nuit, les toitures en tôle des maisons des adversaires étaient caillassées... Les candidats avaient leurs équipes de bras forts (de "nervis"): je me souviens avoir assisté, en revenant de l'école, à des pugilats très violents dans les rues de la ville entre équipes rivales. Bien entendu, les affiches des adversaires étaient régulièrement déchirées ! Le summum des pires méthodes utilisées avaient lieu après la fin du scrutin : a) soit les représentants adverses étaient purement et simplement expulsés du bureau de vote et les résultats étaient acquis ; b) soit l’électricité était "coupée" et des "urnes bourrées" à l'avance, remplaçaient subrepticement celles du bureau vote. Cette opération faite, l’électricité revenait miraculeusement !!!
De nos jours ces fraudes massives et scandaleuses ont disparu grâce à l'action efficace de "l'association pour le déroulement des opérations électorales" (L'ADNOE ), association mise en place par des syndicalistes, des personnalités de tous bords, bref des "DÉMOCRATES AUTHENTIQUES" décidés à en finir avec la triste réputation d' "élections truquées ,folkloriques et scandaleuses" de la Réunion, réputation que nous partagions avec la Corse !!!Cependant certaines mœurs du passé subsistent toujours : les hommes de mains ("les bras forts"), les inscriptions insultantes, contre des adversaires, les affiches enlevées, les agressions verbales ou physiques, l'achat des voix... et même l'incendie du "local électoral" d'un candidat !!! On a même vu récemment réapparaître l’écœurante et honteuse procession, dans les rues de la ville, avec en début du cortège, l'effigie du candidat battu ("mort la tête en bas, la bougie dans le c.. l", chanté joyeusement, avant l'autodafé "du baba "- promené dans la ville- pour permettre au vainqueur de s'adresser à ses supporters en liesse) ! Le même scénario se serait produit aussi dans une autre ville (photo publiée dans la presse ). Ce retour à un passé détestable qu'on croyait révolu, aura-t-il été la dernière ? Leurs auteurs ont-ils honte aujourd'hui de ce comportement ? Il faut l'espérer !!
SOUHAITONS QU'UNE VÉRITABLE ET AUTHENTIQUE Démocratie FINISSE ENFIN PAR S'INSTALLER DANS NOTRE DÉPARTEMENT !!!


