La Possession : Vincent Rivière alerte sur une "situation financière chaotique"

Le mouvement citoyen Demain Ensemble La Possession, représenté par Vincent Rivière, tire la sonnette d’alarme après le conseil municipal du 3 avril 2025. Selon lui, le budget voté ne reflète pas la réalité économique de la commune et met en péril certains services publics essentiels.
Alors que le conseil municipal de La Possession a adopté son budget primitif pour l’année 2025, l’opposition hors conseil, emmenée par Vincent Rivière, dénonce des choix budgétaires inquiétants. À travers un communiqué, il pointe du doigt plusieurs aspects jugés problématiques.
Des chiffres "trompeurs" et une sincérité budgétaire remise en question
Premier point de crispation : l’évolution des dépenses de fonctionnement. Le budget 2025 prévoit 59,325 millions d’euros de fonctionnement, dont 36 millions d’euros consacrés aux charges de personnel, soit près de 60% du total. Une proportion jugée excessive par Vincent Rivière, qui interroge sur la capacité de la commune à financer d'autres postes stratégiques.
La hausse de 7,5% de la masse salariale est également critiquée. En tenant compte de la baisse des contrats aidés (PEC), cette augmentation serait en réalité "près du double", affirme Vincent Rivière. Idem pour les charges à caractère général, dont l’augmentation de 6,8% serait selon lui "sous-estimée". "Ce chiffre trompeur démontre le manque de sincérité de ce budget", dénonce-t-il.
Autre sujet d’inquiétude : le taux de demande des associations, qui "peine à atteindre les 50%". Cette tendance pourrait selon Vincent Rivière affaiblir le tissu associatif, "maillon essentiel du lien social à La Possession".
Sécurité, intercommunalité et ZAC Moulin Joli : les angles morts du budget
L'investissement dans la sécurité est également pointé du doigt. Seuls 4,85 euros sur 100 seraient dédiés à cette mission, dans un contexte de sentiment d’insécurité croissant parmi les habitants. Vincent Rivière déplore également l’absence d’investissement significatif du TO (Territoire de l'Ouest), qui ne représenterait que 0,60% des 24 millions d’euros prévus pour les projets communaux.
Par ailleurs, le déficit non provisionné de la ZAC Moulin Joli, estimé entre 18 et 21 millions d’euros, est considéré comme un manquement grave, d’autant que la Chambre régionale des comptes avait recommandé une régularisation. Cette absence de prise en compte "dans le dernier budget avant la fin de la mandature" est jugée irresponsable.
Enfin, Vincent Rivière alerte sur une possible réduction de l’offre périscolaire le matin, évoquée lors du conseil. Une décision qui, selon lui, pénaliserait fortement les familles actives. "Une diminution de ce service public est à notre sens inacceptable. Nous invitons la municipalité à faire les aiguillages budgétaires nécessaires afin d'éviter cette solution catastrophique", poursuit-t-il.
Un appel à plus de transparence et de responsabilité
"Les Possessionnais doivent comprendre que la mairie tente de dissimuler une situation financière chaotique en présentant un budget qui ne reflète pas les contraintes réelles de notre commune", ajoute Vincent Rivière.
En conclusion, ce dernier réclame plus de transparence et de responsabilité de la part de l’équipe municipale, et avertit qu’un budget supplémentaire devra certainement être adopté dans l’année pour pallier les déséquilibres actuels.


