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La Possession: Jean-Yves Morel recrute Marcelle Puy et Axel Cindor

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 22 janvier 2014 à 11H36

"C'est moi qui suis allé les chercher". Jean-Yves Morel, candidat de la droite unie à La Possession, restitue la réalité des ralliements surprises qui viennent étoffer sa liste aux municipales.

Et les deux invités de dernière minute ne se font pas prier pour dézinguer le maire Roland Robert. Marcelle Puy, adjointe aux sports, révèle qu'elle est même allée jusqu'à remettre une lettre de démission il y a deux ans mais que cette demande lui a été refusée. Le malaise n'était pas sorti des murs de l'hôtel de ville. Seule l'absence répétée de l'élue lors des délibérations du conseil municipal laissait transparaître une prise de distance alors qu'elle était l'égérie du maire en 2008.

Marcelle Puy, multiple vainqueur du Grand Raid, n'a été utilisée que comme une image, du moins si l'on écoute l'expérience dont elle livre des bribes aujourd'hui.

"A la mairie, c'est zot que té hache, té coupe. En tant qu'adjointe aux sports, moin la jamais eu mon mot à dire", signale l'intéressée. Pas même sur des propositions comme celle d'une piste d'athlétisme homologuée alors que le club de la Possession est le plus fort vivier du département dans cette discipline.

 

Moins élégant, elle raconte avoir parfois vu sa signature sur des documents présentés à la presse - comme dans celui de l'affaire Souprayenmestry - alors qu'elle n'avait jamais pris part à la préparation. "Tout ce que Jean-Yves et Françoise (Sadon) i dénonçaient dans les conseils municipaux l'était vrai, zot n'avé le courage de tenir bon", affirme Marcelle Puy. Au fil de son intervention, elle dépeint une fonction d'adjointe dont elle ne retient "aucun élément positif". Quant à certains membres de sa famille qui travaillent au sein de la municipalité, elle préfère dire que "c'est à eux de voir".

"Liberté de parole retrouvée"

L'autre "recrue" qui brasse du monde à La Possession s'appelle Axel Cindor, plus connu sous son nom de scène : Tisel. Chanteur, investi dans le sport et le monde associatif, il figurait pourtant comme suppléant de Vanessa Miranville en 2011 pour les cantonales. Sans renier intégralement son soutien à EELV puis à Possession Ecologie - "je suis toujours écolo, nous sommes tous écolos", il est pour lui comme une évidence que pour occuper la fonction de maire, il faut "avoir le dos large. C'est sûr que maire lé pas un poste facile". Raison pour laquelle il voit plus Jean-Yves Morel endosser cette fonction dans deux mois. "Aujourd'hui, la situation lé tellement compliqué qui faut pense d'abord kosa ou na pou manger, après nou va pense à l'écologie", assure-t-il. Une question de priorité.

Tisel en a gros sur le coeur sur d'autres sujets plus personnels. L'impression qu'il a, lui aussi, envie de croiser le fer avec le maire. Il remémore à Roland Robert sa promesse, faite en public, de renommer la rue où vivait sa grand-mère de son nom: "Un an après, rien n'est fait".

Jean-Yves Morel, conscient du potentiel de rassemblement que peuvent apporter ces deux personnalités de La Possession, reste convaincu que la liberté de parole exprimée par ces nouveaux compagnons de campagne paiera. Des exemples de liberté retrouvée qu'il espère voir se multiplier chez d'autres proches de la mairie et chez les employés communaux. "Il faut faire tomber la forteresse Robert, père, fils et fille", conclut-il.

 

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