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La fête est finie

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 15 décembre 2017 à 15H36

C’était l’une des promesses les plus populaires du candidat Macron : garantir une prise en charge à 100 % d’ici à 2022 sur l’optique, le dentaire et les audioprothèses. 

Sept mois après, patatras. 

Le « reste à charge zéro » ne sera garanti que sur certains actes dérisoires, comptabilisés dans une offre impudiquement   appelée « panier  de  soins  négociés » . On a échappé de justesse   à l’appellation « soins pour les pathologies négociées ». 

 A ceux  qui  ne seraient pas  convaincus et objecteraient , Mme Agnès  Buzin , ministre de la  santé a  crument répliqué,   à la manière  des marcheurs ,   « On n’est pas là pour offrir des montures Chanel à tout le monde. 

Et ce n’est pas tout ! Pour compléter  le tableau  de l’imposture  d’en Marche, cette aumône  aux  patients  sera  en fait  financée  par  l’augmentation des cotisations  aux  complémentaires . Comme dans  ces mauvais  scénarios où on demande  aux  condamnés  de creuser  leur propre  tombe, ce seront  donc  les assurés  eux-mêmes qui  devront  financer   les promesses  intempestives du  candidat  Macron .

Même son de  cloche,   du  côté  de la réforme de l’assurance  chômage : dans son document de travail « portant orientation pour la réforme de l’assurance-chômage » transmis jeudi aux partenaires sociaux, la ministre de Travail limite le futur droit à indemnisation pour les démissionnaires à une fréquence « quinquennale ». Ce droit devra être adossé à l’existence d’un projet professionnel. La durée d’indemnisation sera « plus courte que celle ouverte par les autres motifs de rupture ». Son montant sera plafonné. Quant à l’indemnisation des chefs d’entreprises on a perdu le  dossier . Même sort que pour la  fictive  disparition du  RSI  dont la gestion   a  seulement  été  transférée  aux  URSSAF. Raison évoquée : personne ne veut payer  pour le  voisin . 

Et puis on  nous rapporte  que les magistrats  ont le  blues pour d’autres  raisons  que la disparition de  Johnny . « L'affaire Urvoas »   a révélé  , ce que  tout le monde  savait  déjà ,  les  collusions  entre  politique et justice . Elle arrive en plus  quelques jours à peine après que le Conseil Constitutionnel a  rappelé comme légitime le lien de subordination entre l'exécutif et le parquet. Le Syndicat de la magistrature vient seulement de se rendre compte que (dixit )  « l’autorité politique utilise sa position privilégiée pour violer le secret de l'enquête au nom de certains intérêts bien compris... L'exécutif veut contrôler qui il nommera ou ne nommera pas, qui pour succéder au procureur de Paris ou d'ailleurs.. Il veut aussi que le procureur chargé de l'affaire sache que le ministre s'intéresse de près à ce dossier…. Et parfois, il profite de circulaires prétendument générales d'action publique pour faire passer des instructions très particulières ». Cruel aveu !!!

Et pour rire un peu  en ces temps moroses : dans le même temps ,la Commission européenne ouvrira la semaine prochaine une procédure contre la Pologne qui pourrait déboucher sur une suppression de ses droits de vote dans l'Union européenne . Varsovie est accusée de ne pas respecter l’Etat de droit . En cause les réformes décidées dans l'organisation judiciaire du pays qui place les juges sous le  contrôle du Parlement. Rien que ça .  

Mais  il n’y a pas  que  de mauvaises  nouvelles . La  flat tax   , comme l’augmentation de la  CSG  , sera  effective  en  2018 . L’initiative de  certains  sénateurs  de  prévenir  l’optimisation  fiscale  qu’elle va provoquer   , - substitution de dividendes  aux salaires - ,  a été  rejetée  par  les députés.

 

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